Actualité Santé Médicaments Anti-infectieux generaux à usage systémique Antiviraux à usage systémique Valganciclovir teva 450 mg, comprimé pelliculé, boîte de 60 Valganciclovir teva est un médicament générique sous forme de comprimé pelliculé 60 à base de Valganciclovir 450 mg.Autorisation de mise sur le marché le 31/08/2016 par TEVA SANTE au prix de 590,11€. À propos Principes actifs Valganciclovir chlorhydrate Excipients Noyau Cellulose microcristalline Mannitol Magnésium stéarate Silice colloïdale Crospovidone Pelliculage Opadry II 32K54870 rose Hypromellose Titane dioxyde Lactose monohydraté Triacétine Fer oxyde Classification ATC anti-infectieux generaux à usage systémique antiviraux à usage systémique antiviraux a action directe nucléosides et nucléotides, inhibiteurs de la transcriptase inverse exclus valganciclovir Statut Ce médicament est autorisé sur le marché depuis le 31/08/2016. Indications pourquoi le prendre? VALGANCICLOVIR TEVA est indiqué dans le traitement d'attaque et le traitement d'entretien de la rétinite à cytomégalovirus CMV chez les adultes atteints de syndrome d'immunodéficience acquise SIDA. VALGANCICLOVIR TEVA est indiqué en traitement prophylactique des infections à CMV chez les adultes et les enfants de la naissance à 18 ans CMV-négatifs ayant bénéficié d'une transplantation d'organe solide à partir d'un donneur CMV-positif. Contre indications pourquoi ne pas le prendre ? Hypersensibilité au valganciclovir, au ganciclovir ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients. Du fait de la similarité de structure chimique du valganciclovir substance active de VALGANCICLOVIR TEVA avec celle de l'aciclovir et du valaciclovir, une réaction d'hypersensibilité croisée entre ces médicaments est possible. De ce fait, VALGANCICLOVIR TEVA est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité à l'aciclovir ou au valaciclovir. VALGANCICLOVIR TEVA est contre-indiqué durant l'allaitement voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement. Posologie et mode d'administration Posologie Attention - Il est essentiel d'observer strictement les recommandations posologiques afin d'éviter un surdosage ; voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Surdosage. Le valganciclovir est rapidement et largement métabolisé en ganciclovir après administration orale. Un traitement par le valganciclovir per os à la posologie de 900 mg deux fois par jour équivaut à un traitement par le ganciclovir administré par voie IV à la posologie de 5 mg/kg deux fois par jour. Traitement de la rétinite à cytomégalovirus CMV Adulte Traitement d'attaque de la rétinite à CMV Pour les patients présentant une rétinite à CMV évolutive, la posologie recommandée est de 900 mg de valganciclovir deux comprimés de VALGANCICLOVIR TEVA dosés à 450 mg deux fois par jour pendant 21 jours ; les comprimés doivent être pris dans la mesure du possible avec des aliments. Un traitement d'attaque prolongé peut accroître le risque de toxicité médullaire voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. Traitement d'entretien de la rétinite à CMV En poursuite d'un traitement d'attaque ou chez les patients présentant une rétinite à CMV non évolutive, la posologie recommandée est de 900 mg de valganciclovir deux comprimés de VALGANCICLOVIR TEVA dosés à 450 mg une fois par jour ; les comprimés doivent être pris dans la mesure du possible avec des aliments. Le traitement d'attaque peut être répété chez les patients dont la rétinite s'aggrave ; toutefois, la possibilité d'une résistance virale au médicament devra être envisagée. Traitement prophylactique de la maladie à CMV en transplantation d'organes solides Adultes Chez les patients ayant reçu une greffe de rein, la posologie recommandée est de 900 mg deux comprimés de VALGANCICLOVIR TEVA dosés à 450 mg une fois par jour, le traitement doit être débuté dans les 10 jours suivant la transplantation et poursuivi jusqu'à 100 jours après celle-ci. La prophylaxie peut être poursuivie jusqu'à 200 jours après la transplantation voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques. Chez les patients transplantés d'un organe solide autre que le rein, la posologie recommandée est de 900 mg deux comprimés de VALGANCICLOVIR TEVA dosés à 450 mg une fois par jour, le traitement devant être débuté dans les 10 jours suivant la transplantation et poursuivi jusqu'à 100 jours après celle-ci. Les comprimés doivent être pris dans la mesure du possible avec des aliments. Population pédiatrique Chez des enfants ayant reçu une greffe d'organe solide, dès la naissance, qui ont un risque de développer une infection à CMV, la dose quotidienne unique recommandée de VALGANCICLOVIR TEVA est calculée en fonction de la surface corporelle SC et de la clairance de la créatinine ClCr, calculée avec la formule de Schwartz ClCrS, selon l'équation suivante Posologie pédiatrique mg = 7 × SC × ClCrS voir la formule de la surface corporelle de Mosteller et la formule de la clairance de la créatinine de Schwartz ci-dessous. Si la clairance de la créatinine calculée selon la formule de Schwartz dépasse 150 ml/min/1,73 m², alors une valeur maximale de 150 ml/min/1,73 m² doit être utilisée dans l'équation k = 0,45* pour les patients âgés de moins de 2 ans ; 0,55 pour les garçons âgés de 2 à moins de 13 ans et pour les filles âgées de 2 à 16 ans ; et 0,7 pour les garçons âgés de 13 à 16 ans. Pour les patients âgés de plus de 16 ans, se référer à la posologie de l'adulte. Les valeurs de k sont basées sur la méthode de Jaffé pour la mesure de la créatinine sérique et peuvent nécessiter une correction lorsque des méthodes enzymatiques sont utilisées. * Pour certaines sous-populations, une diminution de la valeur du k peut également être nécessaire par exemple chez les enfants ayant un faible poids à la naissance. Pour les enfants ayant reçu une greffe de rein, la dose quotidienne unique recommandée en mg 7 × SC × ClCrS doit être administrée dans les 10 jours suivant la transplantation et se poursuivre jusqu'à 200 jours après la transplantation. Pour les enfants ayant reçu une greffe d'organe solide autre que le rein, la dose quotidienne unique recommandée en mg 7 × SC × ClCrS doit être administrée dans les 10 jours suivant la transplantation et se poursuivre jusqu'à 100 jours après la transplantation. Toutes les doses calculées doivent être arrondies à l'incrément de 25 mg le plus proche pour la dose réelle administrable. Si la dose calculée dépasse 900 mg, une dose maximum de 900 mg doit être administrée. La solution buvable est la formulation recommandée dans la mesure où elle permet d'administrer une dose calculée selon la formule ci-dessus. Cependant, les comprimés pelliculés de VALGANCICLOVIR TEVA peuvent être utilisés si la dose calculée est comprise dans une fenêtre de plus ou moins 10 % des dosages disponibles en comprimés, et si le patient est en mesure d'avaler des comprimés. Par exemple, si la dose calculée est comprise entre 405 mg et 495 mg, un comprimé à 450 mg peut être administré. Il est recommandé de contrôler la créatinine sérique régulièrement et de prendre en compte les variations de taille et de poids corporel, puis d'adapter la posologie en conséquence au cours de la période de prophylaxie. Instructions posologiques particulières Insuffisance rénale La créatinine sérique ou la clairance de la créatinine doivent être étroitement surveillées. La posologie doit être ajustée en fonction de la clairance de la créatinine comme indiqué dans le tableau ci-dessous voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques. Une estimation de la clairance de la créatinine ml/min peut être obtenue à partir de la valeur de la créatinine sérique au moyen de la formule suivante Chez la femme = 0,85 x la valeur chez l'homme ClCr ml/min Posologie du valganciclovir Traitement d'attaque Posologie du valganciclovir Traitement d'entretien - Prophylaxie ≥ 60 900 mg 2 comprimés 2 fois par jour 900 mg 2 comprimés 1 fois par jour 40 - 59 450 mg 1 comprimé 2 fois par jour 450 mg 1 comprimé 1 fois par jour 25 - 39 450 mg 1 comprimé 1 fois par jour 450 mg 1 comprimé tous les 2 jours 10 - 24 450 mg 1 comprimé tous les 2 jours 450 mg 1 comprimé 2 fois par semaine 600 copies/ml à la fin de la prophylaxie et/ou patients qui ont une maladie à CMV confirmée jusqu'à 12 mois 52 semaines après la transplantation. Trois patients dans chaque groupe de traitement ont eu une mutation de résistance au ganciclovir. Population pédiatrique Traitement de la rétinite à CMV L'Agence européenne des médicaments a accordé une dispense vis-à-vis de l'obligation d'effectuer des études avec le valganciclovir dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de l'infection à CMV chez des patients immunodéprimés voir rubrique Posologie et mode d'administration pour les informations concernant l'usage pédiatrique. Prévention des infections à CMV en cas de transplantation Dans une étude de pharmacocinétique et de sécurité de phase II chez des enfants ayant bénéficié d'une transplantation d'organe solide âgés de 4 mois à 16 ans, n = 63, le valganciclovir a été administré une fois par jour jusqu'à 100 jours selon un algorithme d'adaptation posologique permettant d'obtenir des expositions similaires à celles de l'adulte voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques. Le suivi après le traitement était de 12 semaines. Le statut sérologique CMV D/R initial était D+/R- dans 40 % des cas, D+/R+ dans 38 %, D-/R+ dans 19 % et D-/R- dans 3 % des cas. La présence du virus CMV a été rapportée chez 7 patients. Les effets indésirables observés étaient de nature similaire à ceux rapportés chez l'adulte voir rubrique Effets indésirables. Une étude de tolérance de phase IV chez des enfants ayant bénéficié d'une greffe de rein âgés de 1 à 16 ans, n = 57 recevant du valganciclovir une fois par jour jusqu'à 200 jours, selon l'algorithme posologique voir rubrique Posologie et mode d'administration, a mis en évidence une faible incidence du CMV. Le suivi post-thérapeutique a été de 24 semaines. Le statut sérologique des donneurs et des receveurs D/R vis-à-vis du CMV à l'inclusion a été le suivant D+/R+ dans 45 % des cas ; D+/R- dans 39 % des cas ; D-/R+ dans 7 % des cas ; D-/R- dans 7 % des cas et non déterminé ND/R+ dans 2 % des cas. Une virémie à CMV a été rapportée chez trois patients et une maladie à CMV a été suspectée chez un patient, mais non confirmée par une PCR effectuée sur le CMV par le laboratoire central. Les effets indésirables observés ont été de nature similaire à ceux survenant chez les patients adultes voir rubrique Effets indésirables. Ces données soutiennent l'extrapolation des données d'efficacité des adultes à des enfants, et permettent de fournir des recommandations posologiques pour les patients pédiatriques. Une étude de pharmacocinétique et de tolérance de phase I chez des patients ayant bénéficié d'une greffe cardiaque âgés de 3 semaines à 125 jours, n = 14, traités par une dose quotidienne unique de valganciclovir selon l'algorithme posologique pédiatrique voir rubrique Posologie et mode d'administration pendant deux jours consécutifs, a mis en évidence des expositions similaires à celles constatées chez l'adulte voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques. Le suivi post-thérapeutique a été de sept jours. Le profil de tolérance a été conforme à celui observé au cours d'autres études menées chez des enfants et des adultes, bien que le nombre de patients et l'exposition au valganciclovir aient été limités au cours de cette étude. Infection à CMV congénitale L'efficacité et la tolérance du ganciclovir et/ou du valganciclovir ont été étudiées dans deux études chez des nouveau-nés et des nourrissons présentant une infection symptomatique congénitale à CMV. Au cours de la première étude, la pharmacocinétique et la tolérance d'une dose unique de valganciclovir écart de doses 14-16-20 mg/kg/dose ont été étudiées chez 24 nouveau-nés âgés de 8 à 34 jours atteints d'une infection congénitale à CMV symptomatique voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques. Les nouveau-nés ont reçu 6 semaines de traitement antiviral. Parmi les 24 patients, 19 ont reçu jusqu'à 4 semaines de traitement oral par valganciclovir suivi de ganciclovir par voie au cours des 2 semaines suivantes. Les 5 autres patients ont reçu le ganciclovir par voie pendant la période de suivi de l'étude. Dans la seconde étude, l'efficacité et la tolérance d'un traitement par le valganciclovir de six semaines par rapport à six mois ont été étudiées chez 109 nourrissons âgés de 2 à 30 jours présentant une infection symptomatique congénitale à CMV. Tous les nourrissons ont reçu le valganciclovir par voie orale à la posologie de 16 mg/kg deux fois par jour pendant six semaines. Après six semaines de traitement, les nourrissons ont été randomisés selon une proportion de 11 pour poursuivre le traitement par le valganciclovir à la même posologie ou recevoir un placebo afin de compléter les six mois de traitement. Le valganciclovir n'est actuellement pas recommandé dans cette indication thérapeutique. Le design des études et les résultats obtenus sont trop limités pour conclure sur l'efficacité et la sécurité du propriétés pharmacocinétiques du valganciclovir ont été évaluées chez des patients séropositifs pour le VIH et le CMV, chez des patients atteints du SIDA et de rétinite à CMV et chez des patients transplantés. Absorption Le valganciclovir est une prodrogue du ganciclovir. Il est bien absorbé à partir du tube digestif et rapidement et largement métabolisé en ganciclovir dans la paroi intestinale et le foie. L'exposition systémique au valganciclovir est transitoire et faible. La biodisponibilité absolue du ganciclovir issu du valganciclovir est d'environ 60 % pour l'ensemble des populations de patients étudiées et l'exposition résultante au ganciclovir est similaire à celle obtenue après administration intraveineuse de ganciclovir voir ci-dessous. En comparaison, la biodisponibilité du ganciclovir après une administration orale de 1000 mg en gélules est de 6 à 8 %. Valganciclovir chez les patients VIH+, CMV+ L'exposition systémique de patients VIH+, CMV+ après administration deux fois par jour de ganciclovir et de valganciclovir pendant une semaine est la suivante Paramètre Ganciclovir 5 mg/kg, IV n = 18 Valganciclovir 900 mg, per os n = 25 Ganciclovir Valganciclovir ASC 0-12 h 28,6 ± 9,0 32,8 ± 10,1 0,37 ± 0,22 Cmax µg/ml 10,4 ± 4,9 6,7 ± 2,1 0,18 ± 0,06 L'efficacité du ganciclovir à accroître le délai avant progression de la rétinite à CMV s'est révélée corrélée avec l'exposition systémique ASC. Valganciclovir chez les patients transplantés d'organes solides L'exposition systémique à l'état d'équilibre de patients transplantés après administration quotidienne orale de ganciclovir et de valganciclovir est la suivante Paramètre Ganciclovir 1000 mg 3x/j n = 82 Valganciclovir 900 mg 1 fois par jour n = 161 Ganciclovir ASC 0-24 h 28,0 ± 10,9 46,3 ± 15,2 Cmax µg/ml 1,4 ± 0,5 5,3 ± 1,5 L'exposition systémique au ganciclovir était similaire chez les patients ayant reçu une greffe de coeur, de rein ou de foie après administration orale de valganciclovir en respectant l'algorithme de réduction de la posologie tenant compte de l'état de la fonction rénale. Effet de l'alimentation La proportionnalité à la dose de l'ASC du ganciclovir après administration de 450 à 2625 mg de valganciclovir n'a été démontrée que chez le sujet ayant pris des aliments. Lorsque le valganciclovir était administré en présence d'aliments à la dose recommandée de 900 mg, des augmentations étaient constatées à la fois pour l'ASC moyenne du ganciclovir environ 30 % et pour la Cmax moyenne du ganciclovir environ 14 %, par comparaison à l'administration à jeun. En outre, les variations interindividuelles de l'exposition au ganciclovir diminuent lorsque le valganciclovir est pris avec des aliments. Le valganciclovir a toujours été administré avec des aliments au cours des études cliniques. Il est par conséquent recommandé d'administrer le valganciclovir avec des aliments voir rubrique Posologie et mode d'administration. Distribution En raison de la conversion rapide du valganciclovir en ganciclovir, la liaison du valganciclovir aux protéines n'a pas été déterminée. La liaison du ganciclovir aux protéines plasmatiques était de 1 à 2 % sur des concentrations de 0,5 et 51 µg/ml. Le volume de distribution du ganciclovir à l'état d'équilibre après administration intraveineuse était de 0,680 ± 0,161 l/kg n = 114. Biotransformation Le valganciclovir est rapidement et largement métabolisé en ganciclovir ; aucun autre métabolite n'a été détecté. Aucun métabolite du ganciclovir marqué par un isotope radioactif administré par voie orale dose unique de 1000 mg n'a représenté plus de 1 à 2 % de la radioactivité retrouvée dans les fèces ou dans l'urine. Élimination Après administration du valganciclovir, l'excrétion rénale sous forme de ganciclovir par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire active est la principale voie d'élimination du valganciclovir. La clairance rénale représente 81,5 % ± 22 % n = 70 de la clairance systémique du ganciclovir. La demi-vie du ganciclovir issu du valganciclovir est de 4,1 ± 0,9 heures chez des patients séropositifs pour le VIH et le CMV. Pharmacocinétique dans des situations cliniques particulières Insuffisance rénale L'altération de la fonction rénale a conduit à une diminution de la clairance du ganciclovir issu du valganciclovir et à une augmentation correspondante de la demi-vie terminale. Par conséquent, une adaptation de la posologie est nécessaire chez l'insuffisant rénal voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi. Hémodialyse Chez les patients hémodialysés, il est impossible de recommander une posologie pour VALGANCICLOVIR TEVA 450 mg, comprimé pelliculé. En effet, la dose individuelle de valganciclovir nécessaire pour ces patients est inférieure au dosage du comprimé 450 mg. De ce fait, le valganciclovir ne doit pas être utilisé chez ces patients voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi. Insuffisance hépatique La sécurité et l'efficacité des comprimés de Valganciclovir chez l'insuffisant hépatique n'ont pas été étudiées. L'insuffisance hépatique ne devrait pas affecter la pharmacocinétique du ganciclovir puisqu'il est excrété par voie rénale ; de ce fait, aucune recommandation posologique spécifique ne peut être donnée. Population pédiatrique Dans une étude de pharmacocinétique et de sécurité de phase II chez des enfants ayant bénéficié d'une transplantation d'organe solide âgés de 4 mois à 16 ans, n = 63, le valganciclovir a été donné une fois par jour jusqu'à 100 jours. Les paramètres pharmacocinétiques obtenus ont été similaires quel que soit l'organe transplanté et l'âge et ils ont été comparables à ceux obtenus chez l'adulte. Un modèle pharmacocinétique de population a démontré que la biodisponibilité était d'environ 60 %. La clairance a été corrélée positivement à la fois à la surface corporelle et à la fonction rénale. Dans une étude de pharmacocinétique et de sécurité de phase I chez des enfants ayant bénéficié d'une greffe de coeur âgés de 3 semaines à 125 jours, n = 14, le valganciclovir a été administré une fois par jour durant deux jours. Les propriétés pharmacocinétiques de population ont permis d'estimer une biodisponibilité moyenne de 64 %. Une comparaison des résultats de ces deux études avec les résultats pharmacocinétiques obtenus dans la population adulte montre que les intervalles de l'ASC0-24h ont été semblables dans toutes les tranches d'âge, y compris les adultes. Les valeurs moyennes de l'ASC0-24h et de la Cmax ont également été similaires dans toutes les tranches d'âge pédiatriques inférieures à 12 ans, bien qu'il ait été observé une tendance à une diminution des valeurs moyennes de l'ASC0-24h et de la Cmax dans l'ensemble de la population pédiatrique, montrant une corrélation avec l'augmentation de l'âge. Cette tendance a été plus prononcée pour les valeurs moyennes de la clairance et de la demi-vie t½. Cependant, ces résultats étaient attendus dans la mesure où la clairance est influencée par les changements du poids, de la taille et de la fonction rénale associés à la croissance des patients, comme cela est indiqué par la modélisation des propriétés pharmacocinétiques de population. Le tableau, ci-après, résume les intervalles des ASC0-24h estimés par le modèle pour le ganciclovir à partir de ces deux études, ainsi que les valeurs moyennes et l'écart type de l'ASC0-24h, de la Cmax, de la clairance et de la t½ pour les groupes d'âge pédiatriques pertinents comparativement aux valeurs obtenues chez l'adulte Paramètre PK Adultes* Enfants ≥ 18 ans n = 160 2 - < 12 ans n = 21 ≥ 12 ans - 16 ans n = 25 ASC0-24h μg h/ml 46,3 ± 15,2 68,1 ± 19,8 64,3 ± 29,2 59,2 ± 15,1 50,3 ± 15,0 Intervalle d'ASC0-24h 15,4 - 116,1 34 - 124 34 - 152 36 - 108 22 - 93 Cmax µg/ml 5,3 ± 1,5 10,5 ± 3,36 10,3 ± 3,3 9,4 ± 2,7 8,0 ± 2,4 Clairance L/h 12,7 ± 4,5 1,25 ± 0,473 2,5 ± 2,4 4,5 ± 2,9 6,4 ± 2,9 t½ h 6,5 ± 1,4 1,97 ± 0,185 3,1 ± 1,4 4,1 ± 1,3 5,5 ± 1,1 * Extrait du rapport d'étude PV 16000 La dose unique quotidienne de valganciclovir dans les deux études décrites ci-dessus a été déterminée sur la base de la surface corporelle SC et de la clairance de la créatinine ClCr selon la formule de Schwartz modifiée et a été calculée en utilisant l'algorithme posologique présenté dans la rubrique Posologie et mode d'administration. Les propriétés pharmacocinétiques du ganciclovir après l'administration de valganciclovir ont également été évaluées au cours de deux études menées chez des nouveau-nés et des nourrissons présentant une infection congénitale symptomatique à CMV. Dans la première étude, 24 nouveau-nés âgés de 8 à 34 jours ont reçu 6 mg/kg de ganciclovir intraveineux deux fois par jour. Les patients ont ensuite été traités par valganciclovir oral, la dose de valganciclovir poudre pour solution buvable étant comprise entre 14 mg/kg et 20 mg/kg deux fois par jour. La durée totale du traitement a été de six semaines. Une dose de 16 mg/kg deux fois par jour de valganciclovir poudre pour solution buvable a démontré une exposition au ganciclovir comparable à 6 mg/kg de ganciclovir intraveineux deux fois par jour chez les nouveaux nés et a permis d'atteindre une exposition au ganciclovir similaire à une dose intraveineuse efficace de 5 mg/kg chez l'adulte. Dans la deuxième étude, 109 nouveau-nés âgés de 2 à 30 jours ont reçu 16 mg/kg de valganciclovir poudre pour solution buvable deux fois par jour pendant six semaines, puis 96 des 109 patients ont été randomisés pour continuer à recevoir le valganciclovir ou un placebo pendant six mois. Cependant, les valeurs moyennes de l'ASC0-12h ont été inférieures par rapport à celles de la première étude. Le tableau, ci-après, présente les valeurs moyennes de l'ASC, de la Cmax et de la t½, avec les écarts types, comparativement aux données obtenues chez l'adulte Paramètre PK Adultes Patients pédiatriques nouveau-nés et nourrissons 5 mg/kg GAN Dose unique n = 8 6 mg/kg GAN Deux fois par jour n = 19 16 mg/kg VAL Deux fois par jour n = 19 16 mg/kg VAL Deux fois par jour n = 100 ASC0-∞ 25,4 ± 4,32 - - - ASC12h - 38,2 ± 42,7 30,1 ± 15,1 20,85 ± 5,40 Cmax µg/ml 9,03 ± 1,26 12,9 ± 21,5 5,44 ± 4,04 - t1/2 h 3,32 ± 0,47 2,52 ± 0,55 2,98 ± 1,26 2,98 ± 1,12 GAN = Ganciclovir, VAL = Valganciclovir, oral Ces données sont trop limitées pour tirer des conclusions en matière d'efficacité ou donner des recommandations posologiques pour les enfants souffrant d'infection congénitale à CMV. Durée et précautions particulières de conservation Durée de conservation 3 ans. Flacon Le médicament doit être utilisé dans les 9 mois suivant l'ouverture du particulières de conservation Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en 30 et 30 x 1, 60 et 60 x 1 comprimés sous plaquettes PVC/ACLAR/PVC/Aluminium. 30 comprimés pelliculés en flacon blanc en polyéthylène de haute densité PEHD de 60 ml contenant une cartouche de dessicant 3 g et bouchon avec sécurité enfant en polypropylène PP. 60 comprimés pelliculés en flacon blanc en polyéthylène de haute densité PEHD de 100 ml contenant une cartouche de dessicant 3 g et bouchon avec sécurité enfant en polypropylène PP. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
deZhou et al. (20), la période médiane d'excrétion virale est de 20 jours, mais l'infectiosité a tendance à se décomposer avant la fin de cette période: les résultats de He et al. (21) indiquent que l'infectiosité débute 2 à 3 jours avant l'apparition des symptômes et diminue significativement 8 jours après l'apparition des
Représentation artistique du coronavirus SARS-CoV-2 © Fusion Medical Animation on Unsplash Des chercheurs allemands ont mené une analyse virologique détaillée auprès de neuf patients atteints de Covid-19 afin d’évaluer la réplication du SARS-CoV-2, la persistance et l’excrétion du virus, ainsi que la réponse du système immunitaire en anticorps. Autant de données particulièrement attendues par la communauté scientifique pour mieux comprendre la dynamique temporelle de ce nouveau virus et sa contagiosité. Les patients inclus dans cette étude parue en ligne le 1er avril dans la revue Nature faisaient partie d’un cluster agrégat de cas découvert à Munich le 27 janvier dernier, autrement dit de sujets contacts, tous contaminés à partir d’un cas index. Tous les participants ont été traités dans le même hôpital, à Munich. Les tests de détection du génome du virus par la technique RT-PCR ont été effectués par deux laboratoires collaborant étroitement, la plupart des résultats obtenus par un laboratoire étant confirmés par l’autre. L’évaluation virologique détaillée a consisté à analyser des prélèvements recueillis au tout début de l’évolution clinique de ces patients Covid-19 hospitalisés, de même que sur des échantillons biologiques prélevés avant leur admission à l’hôpital. Tous ces patients ont eu un test PCR positif pour le SARS-CoV-2 à partir de prélèvements de gorge ou nasopharyngés. L’équipe conduite par Christian Drosten hôpital universitaire de la Charité, Berlin et Clemens Wendtner Klinikum München-Schwabing, Munich ont tout d’abord montré que ces patients n’avaient pas de co-infection absence d’autres coronavirus humains, de virus grippaux, de rhinovirus, entérovirus, virus respiratoire syncytial, parainfluenza, metapneumovirus, adenovirus, bocavirus. Écouvillons stériles pour prélèvements destinés à la recherche du coronavirus SARS-CoV-2 © Wikipedia Réplication virale active dans les voies respiratoires supérieures Les premiers écouvillonnages revenus positifs l’ont été le lendemain des premiers symptômes qui étaient légers ou annonciateurs de la maladie. Tous les tests diagnostiques ont été positifs entre J1 et J5. Il s’agit d’une différence notable avec ce que l’on observe dans le SRAS syndrome de détresse respiratoire aiguë lors duquel le pic de la charge virale est observé entre J7 et J10. Cette étude montre donc que la charge virale dans la maladie Covid-19 peut atteindre un pic avant J5 et qu’elle est plus de 1000 fois plus importante. Après J5, la charge virale dans les écouvillonnages a diminué, avec un taux de détection d’environ 40 %. La charge virale a été détectable dans les prélèvements de gorge pendant deux semaines, jusqu’à J28. Par ailleurs, la charge virale dans les crachats induits diminue plus lentement que dans les prélèvements de gorge. Ces résultats soulignent l’importance des gestes barrières visant à limiter la diffusion du virus par les gouttelettes. Au vu des résultats obtenus, les chercheurs allemands considèrent qu’ une sortie précoce de l’hôpital avec isolement au domicile du patient pourrait être adoptée pour les patients ayant moins de 100 000 copies d’ARN viral par millilitre de crachats après le dixième jour des symptômes. Ces deux critères prédisent un faible risque d’infectiosité sur la base de la culture cellulaire ». Cultures virales négatives sur les prélèvements après J8 Alors que le virus vivant a été facilement isolé à partir d’échantillons provenant de la gorge et des poumons au cours de la première semaine après le début des symptômes, il n’a plus été détecté dans les cultures de ces échantillons au-delà de J8. Ces résultats diffèrent de ceux obtenus chez des patients atteints de SRAS chez lesquels on ne parvient le plus souvent pas à isoler le coronavirus SARS-CoV. Tout indique donc, dans la maladie Covid-19, la présence d’une réplication active du virus dans les voies respiratoires supérieures. En revanche, le coronavirus n’a pas été isolé dans les échantillons de selles réalisés entre J6 et J12 chez quatre patients. Il se peut que l’échec de l’isolement du virus dans les selles tienne au fait que les patients étaient atteints d’une forme modérée de Covid-19 et qu’un seul patient a présenté une diarrhée intermittente. Par ailleurs, il importe de déterminer si le SARS-CoV-2 peut éventuellement perdre son pouvoir infectieux dans l’environnement intestinal. Les chercheurs indiquent ne pas avoir détecté l’ARN du SARS-CoV-2 dans les échantillons d’urine de même que dans aucun échantillon de sérum. Les biologistes moléculaires ont recherché la présence de petits fragments d’ARN viral ARN sub-génomique témoignant de l’existence d’un cycle de reproduction active du virus dans les cellules infectées. Leurs données montrent effectivement que le SARS-CoV-2 se réplique activement dans la gorge pendant les cinq premiers jours après le début des symptômes. De tels résultats n’ont pas été obtenus à partir des échantillons de selles. Populations virales distinctes dans la gorge et les crachats Par ailleurs, le séquençage du génome complet du virus indique la présence de différents génotypes variants légèrement différents au niveau génétique* dans les prélèvements de gorge et les crachats. Un résultat qui amène à penser qu’il existe une réplication virale indépendante dans la gorge et les poumons. Alors que dans la plupart des cas, les symptômes se sont atténués au bout de la fin de la première semaine, l’ARN viral est resté détectable dans les prélèvements de gorge pendant la deuxième semaine. De même, les échantillons de selles et des crachats sont restés positifs pour l’ARN viral pendant plus de trois semaines chez 6 des 9 patients et ce, malgré une résolution complète des symptômes. Ce taux élevé tranche avec ce que l’on observe lors de l’infection par le coronavirus du MERS syndrome respiratoire du Moyen-Orient au cours de laquelle on trouve moins souvent l’ARN viral. Les auteurs font également remarquer que 4 des 9 patients ont présenté une anosmie perte d’odorat et une agueusie perte du goût. Kit de diagnostic PCR pour le SARS-CoV-2 © Wikipedia La moitié des patients ont des anticorps à J7 La détection des anticorps encore appelée séroconversion a eu lieu à J7 chez 50% des patients. Une semaine plus tard, à J14, les neuf patients avaient développé des anticorps anti-SARS-CoV-2. Tous avaient des anticorps neutralisants, autrement dit capables de neutraliser l’action du virus lorsque celui-ci est mis au contact de cellules cibles en laboratoire. La quantité d’anticorps présente dans le sérum des patients ce que les immunologistes appellent le titre en anticorps ne semblait pas dépendre de l’évolution clinique. Il importe de noter que cette étude n’a pas inclus de patients atteints d’une forme sévère de Covid-19. Des travaux supplémentaires sont donc nécessaires pour évaluer la valeur pronostique qu’aurait une augmentation de la charge virale au-delà de la première semaine. Chacun des 9 patients inclus dans l’étude, cinétique de la charge virale crachats en violet, prélèvements de gorge en jaune, selles en gris, moment de la séroconversion apparition des anticorps plasmatiques. Signes cliniques fièvre, toux/gêne respiratoire dyspnée. Dans chaque graphique, la ligne en pointillés représente la limite de quantification de la technique PCR. Dès que la valeur se situe en dessous de ce seuil, le résultat du test PCR est négatif. En effet, les tests ne sont pas assez précis pour un faible nombre de copies d’ARN viral. Certaines courbes à une phase avancée se situent tout près de la valeur seuil et alternent dans un sens ou dans l’autre, ce qui peut conduire à une interprétation erronée de nouvelle infection réinfection. L’évolution de la charge virale montre qu’il n’y a pas d’élimination abrupte du virus au moment de l’apparition des anticorps séroconversion. La séroconversion en début de deuxième semaine s’accompagne plutôt d’un déclin lent mais régulier de la charge virale dans les crachats. Les graphiques montrent que les résultats du test PCR de détection du génome viral oscillent entre résultats positifs et négatifs dans les derniers jours d’observation de l’étude. Cela correspond-il à une réactivation du virus, celui-ci réapparaissant après être resté caché dans un réservoir cellulaire ? Cette hypothèse est spéculative en l’absence de données permettant de l’étayer, même si l’on connaît des cas de réactivation virale avec guérison résurgence de la varicelle, de maladie à virus Ebola. La possibilité d’une réactivation a été soulevée après que des responsables sud-coréens aient indiqué que 116 patients, considérés comme guéris du Covid-19, et dont on pensait qu’ils s’étaient débarrassés du virus, ont été testés positifs par PCR quelques jours plus tard. Des études épidémiologiques et cliniques sont en cours afin d’étudier ce phénomène rapporté les 11 et 13 avril par le directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies de la Corée du sud KCDC, selon l’agence de presse Reuters. Pourrait-il s’agir d’une réinfection ? Là encore, l’hypothèse apparaît fragile car elle supposerait une absence d’immunité post-infectieuse, autrement dit que l’individu guéri n’ait pas développé de réponse protectrice par anticorps, même transitoire. Très difficile à concevoir. Dernière hypothèse qu’un résultat PCR à nouveau positif après guérison ne témoigne d’un manque de sensibilité du test lorsque la charge virale avoisine la limite de détection de la technique. D’où la nécessité d’avoir recours lors du suivi de ces patients à des méthodes de détection à la fois très sensibles capables de détecter une charge virale très faible et spécifiques ne donnant pas de faux-positifs en cas de co-infection par un autre coronavirus humain tel que NL63, 229E OC43, HKU1. Une étude chinoise, publiée le 30 mars sur MedRiv, a également rapporté avoir observé la réapparition d’une positivité au test PCR après la sortie d’hôpital de patients guéris. Ce phénomène semble concerner des patients jeunes moins de 14 ans ayant présenté une forme légère à modérée de Covid-19. Parmi ces patients avec test PCR à nouveau positif, aucun n’avait développé de forme sévère. Surtout, aucun de ces jeunes patients avec PCR à nouveau détectable n’a par la suite développé des symptômes cliniques ou de progression de la maladie après une nouvelle hospitalisation, soulignent les médecins et chercheurs du Shenzhen Third People’s Hospital. Joseph Eddins © Edwards Air Force Base 100 % des patients ont développé des anticorps un mois plus tard On ne dispose à ce jour que de très peu d’études sur la cinétique de la réponse en anticorps sanguins anti-SARS-CoV-2 chez des patients Covid-19. Publiée le 28 mars dans la revue Clinical Infectious Diseases, une étude chinoise sur 173 patients hospitalisés rapporte des données sérologiques intéressantes. Le pourcentage de patients ayant développé des anticorps atteint 50 % à J11. La moitié des patients ont respectivement développé des anticorps IgM témoins d’une infection récente à J12 et des anticorps IgG immunologulines produites par le système immunitaire après les IgM à J14. Un mois J39 après le début des symptômes, 100 % des patients avaient des anticorps contre le SARS-CoV-2. Comme l’étude allemande parue dans Nature, l’étude chinoise rapporte que l’augmentation du taux des anticorps ne s’accompagne pas toujours de la disparition de l’ARN viral. Il est donc possible que la réponse en anticorps ne suffise pas à elle seule à éliminer le virus, estiment les auteurs. Ne disposant pas d’échantillons de sérum recueillis à une phase plus tardive de la maladie, les chercheurs chinois ignorent combien de temps les anticorps persistent dans l’organisme de patients infectés. Les auteurs indiquent cependant pour la première fois avoir observé une forte corrélation positive entre la sévérité de la maladie et la quantité d’anticorps à partir de la deuxième semaine. Selon eux, ces résultats montrent que le taux total d’anticorps peut être considéré comme un facteur de risque de gravité et ce, indépendamment de l’âge, du sexe masculin et de la présence de comorbidités. Le niveau d’anticorps anti-SARS-CoV-2 au cours de la phase aiguë de la maladie pourrait donc renseigner sur la sévérité de la maladie. Manque de recul sur un nouveau virus émergent Dans la mesure où le SARS-CoV-2 a émergé il y a seulement trois mois, les chercheurs n’ont pas encore assez de recul pour apprécier la réponse immunitaire des patients infectés. Il semble cependant que ceux ayant présenté une forme sévère développent, deux ou trois semaines après l’infection, une immunité qui semble protectrice et pérenne. Il conviendrait cependant de suivre pendant des mois ces patients pour s’assurer de la persistance des anticorps. Il semblerait que des formes mineures ou bénignes de la maladie, notamment uniquement associées à des signes ORL, ne s’accompagnent pas d’une immunité après guérison. Cela pourrait expliquer que ces personnes puissent éventuellement être infectées à deux reprises. Là encore, il ne s’agit que d’une hypothèse non confirmée par la littérature médicale à ce jour. fernandozhiminaicela © Pixabay 30 % des patients développeraient de faibles taux d’anticorps neutralisants Une étude chinoise a été conduite auprès de 175 patients guéris après avoir développé une forme modérée de la maladie Covid-19. Aucun n’avait été admis en unité de soins intensifs. Le 26 février dernier, des échantillons de plasma sanguin ont été recueillis à la sortie de ces patients du Shanghai Public Health Clinical Center, afin de mesurer la quantité des anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2. Ces anticorps spécifiques, capables de bloquer l’infection virale, jouent un rôle majeur dans la disparition du virus dans l’organisme et sont considérés comme une composante clé de la protection ultérieure vis-à-vis de l’infection virale. Cette étude préliminaire, publiée le 6 avril sur le site de prépublication MedRxiv, est la première à évaluer les taux d’anticorps neutralisants dans le plasma de patients Covid-19 guéris. Les chercheurs de l’université Fudan de Shanghai ont observé que le jour de leur sortie d’hôpital, ce qui correspondait à une période comprise entre J10 à J15 après le début de la maladie, ces patients Covid-19 avaient développé des anticorps neutralisants spécifiquement dirigés contre SARS-CoV-2. Cependant, environ 30 % des patients guéris ont développé de très faibles titres en anticorps neutralisants, autrement dit une quantité insuffisante d’anticorps protecteurs, se situant chez 10 patients en-deçà de la limite de détection. En outre, 17 % et 39 % des patients avaient un titre d’anticorps modérément faibles et modérément élevés. Enfin, seulement 14 % des patients guéris de cette cohorte avaient une quantité élevée d’anticorps neutralisants. La durée de la maladie était similaire chez les patients ayant développé de faibles titres d’anticorps neutralisants et les autres. Chez ces patients guéris sans avoir produit un taux élevé d’anticorps neutralisants, d’autres mécanismes immunitaires ont pu contribuer à la guérison, notamment la production de globules blancs spécifiquement dirigés contre le virus lymphocytes T ou des substances produites par le système immunitaire cytokines. Surtout, on ignore si ces patients guéris mais porteurs de faibles titres d’anticorps neutralisants sont à risque élevé de rebond de l’infection virale ou de réinfection. Les chercheurs ont par ailleurs mesuré les taux d’anticorps neutralisants dans le plasma de 47 patients lors d’un suivi de deux semaines après leur sortie d’hôpital. Il s’avère que le titre des anticorps neutralisants collectés dans ces échantillons sanguins ne variaient pas significativement par rapport à ceux mesurés au moment de la sortie de l’hôpital. Ainsi, les patients qui n’avaient pas développé d’anticorps neutralisants lorsqu’ils ont quitté l’hôpital n’en ont pas produits par la suite. Ces résultats ont révélé qu’une proportion de patients infectés par le SARS-CoV-2 guérissent sans développer de titres élevés d’anticorps neutralisants spécifiques du virus », soulignent les chercheurs chinois. Et d’ajouter qu’il conviendrait d’étudier plus avant comment ces patients se sont rétablis sans l’aide d’anticorps neutralisants et s’ils risquent d’être réinfectés par le SARS-CoV-2 ». Une question d’autant plus importante qu’on envisage d’utiliser comme traitement le plasma de patients convalescents. Les chercheurs ont observé que les patients âgés 40-59 ans et 60-85 ans ont significativement plus tendance que les patients jeunes 15-39 ans à développer des taux élevés d’anticorps neutralisants. Il semble donc que l’âge soit un facteur important pour la production de ces anticorps protecteurs. Ces résultats semblent donc indiquer que chez les patients âgés ou moyennement âgés un taux élevé d’anticorps neutralisants soit utile pour se débarrasser du virus et assurer la guérison. Les auteurs font remarquer avoir observé une corrélation négative entre les titres en anticorps neutralisants et les taux de lymphocytes dans le sang. Ainsi, les patients plus âgés et moyennement âgés avaient cette variété de globules blancs en moindre grande quantité que les patients plus jeunes. Ces résultats semblent donc montrer que la réponse en anticorps pourrait jouer un rôle important lorsque la réponse immunitaire cellulaire est compromise ou altérée. Coronavirus SARS-CoV-2. National Institute of Allergy and Infectious Diseases NIAID © Flickr Le virus serait excrété 2 à 3 jours avant les premiers symptômes Un dernier éclairage sur la dynamique temporelle du virus chez des patients infectés est fourni par une étude de chercheurs chinois de l’université de Guangzhou parue le 15 avril dans la revue Nature Medicine. Ces chercheurs ont comparé les données d’excrétion du virus évaluée par la mesure de la charge virale dans les prélèvements de gorge au début des symptômes avec les résultats d’enquêtes épidémiologiques ayant mesuré deux paramètres essentiels, en l’occurrence la durée de la période d’incubation le temps qui sépare l’infection du début des symptômes et l’intervalle sériel temps qui s’écoule avant l’apparition des symptômes chez des cas qui se suivent dans une chaîne de transmission. Leur étude a reposé sur la mesure de la charge virale du début des symptômes jusqu’à J32 chez 94 patients hospitalisés pour une forme modérée de Covid-19 au Guangzhou Eighth People’s Hospital. Par ailleurs, les chercheurs ont modélisé le profil infectieux du virus à partir de données détaillées provenant de 77 paires de patients patient infectant/patient infecté identifiés lors de chaînes de transmission observées en Chine et en dehors de Chine. L’analyse montre que l’infectiosité du virus est maximale au moment ou avant le début des symptômes. Plus précisément, l’infectiosité débute en moyenne 2,3 jours précédant l’apparition des premiers symptômes et connaît un pic environ 0,7 jour avant. Surtout, les chercheurs estiment que la proportion de la transmission du virus au stade symptomatique est de 44 %**. L’infectiosité décroît ensuite au cours des 7 jours qui suivent. Un résultat qui rejoint celui obtenu dans l’étude allemande parue dans Nature Medicine qui a montré que le virus ne pouvait plus être cultivé à partir des prélèvements de gorge au-delà de J8. Reprenant leur analyse en tenant compte d’un taux d’infectiosité qui serait constant dans les jours précédant le début des symptômes, l’infectiosité était toujours maximale entre 0 et 2 jours avant l’apparition des symptômes. Quant à la proportion de la transmission à partir de patients asymptomatiques, elle se situait à un niveau encore plus élevé, compris entre 46 % et 55 %. Un niveau qui correspond à ce qui a été estimé par de précédentes études épidémiologiques à Singapour et à Tianjin nord-est de la Chine. Si la proportion notable de transmission du SARS-CoV-2 au stade où les patients ne présentent pas encore de symptômes devait être confirmée, l’importance des mesures barrières hygiène personnelle reposant d’abord sur le lavage des mains régulier et sur la distanciation sociale s’en trouveraient encore plus renforcées. En effet, selon les chercheurs, si l’on considère qu’un individu infecté en contamine en moyenne 2,5 autres, le traçage des sujets contacts et l’isolement des malades aurait moins de chance d’être efficaces si la transmission du virus survenait dans 30 % des cas à la phase asymptomatique, sauf à la condition que plus de 90 % des contacts puissent être identifiés. Où l’on voit que le traçage des seules personnes présentant des symptômes pourrait ne pas avoir l’efficacité escomptée. Et les auteurs de conclure que des critères plus inclusifs dans le traçage numérique permettant de capter de potentiels événements de transmission 2 à 3 jours avant le début des symptômes devraient être pris en compte de façon urgente pour obtenir un contrôle efficace de l’épidémie ». Marc Gozlan Suivez-moi sur Twitter, sur Facebook * Polymorphisme sur un nucléotide en position 6446 dans le génome viral variation sur la base située à cet endroit de l’ARN viral. ** Intervalle de confiance 95% 25-69%, la vraie » valeur se situant entre ces deux extrêmes. Pour en savoir plus Wölfel R, Corman VM, Guggemos W, Seilmaier M, Zange S, Müller MA, Niemeyer D, Jones TC, Vollmar P, Rothe C, Hoelscher M, Bleicker T, Brünink S, Schneider J, Ehmann R, Zwirglmaier K, Drosten C, Wendtner C. Virological assessment of hospitalized patients with COVID-2019. Nature. 2020 Apr 1. doi Amanat F, Stadlbauer D, Strohmeier S, Nguyen T, Chromikova V, McMahon M, Jiang K, Asthagiri-Arunkumar G, Jurczyszak D, Polanco J, Bermudez-Gonzalez M, Kleiner G, Aydillo T, Miorin L, Fierer D, Amarilis Lugo L, Milunka Kojic E, Stoever E, Liu STH, Cunningham-Rundles C, Felgner PL, Caplivski D, Garcia-Sastre A, Cheng A, Kedzierska K, Vapalahti O, Hepojoki J, -Simon V, Krammer F, Moran T. A serological assay to detect SARS-CoV-2 seroconversion in humans. doi An J, Liao X, Xiao T, Qian S, Yuan J, Ye H, Qi F, Shen C, Liu Y, Wang L, Cheng X, Li N, Cai Q, Wang F, Chen J, Liu Y, Wang Y, Zhang F, Fu Y, Tan X, Liu L, Zhang Z. Clinical characteristics of the recovered COVID-19 patients with re-detectable positive RNA test. MedRxiv. Posted March 30, 2020. doi He X, Lau EHY, Wu P, Deng X, Wang J, Hao X, Lau YC, Wong JY, Guan Y, Tan X, Mo X, Chen Y, Liao B, Chen W, Hu F, Zhang Q, Zhong M, Wu Y, Zhao L, Zhang F, Cowling BJ, Li F, Leung GM. Temporal dynamics in viral shedding and transmissibility of COVID-19. Nat Med. 2020 Apr 15. doi Lou B, Li T, Zheng S, Su Y, Li Z, Liu W, Yu F, Ge S, Zou Q, Yuan Q, Lin S, Hong S, Yao X, Zhang X, Wu D, Zhou G, Hou W, Li T, Zhang Y, Zhang S, Fan J, Zhang J, Xia N, Chen Y. Serology characteristics of SARS-CoV-2 infection since the exposure and post symptoms onset. doi To KK, Tsang OT, Leung WS, Tam AR, Wu TC, Lung DC, Yip CC, Cai JP, Chan JM, Chik TS, Lau DP, Choi CY, Chen LL, Chan WM, Chan KH, Ip JD, Ng AC, Poon RW, Luo CT, Cheng VC, Chan JF, Hung IF, Chen Z, Chen H, Yuen KY. Temporal profiles of viral load in posterior oropharyngeal saliva samples and serum antibody responses during infection by SARS-CoV-2 an observational cohort study. Lancet Infect Dis. 2020 Mar 23. pii S1473-30992030196-1. doi Wu F, Wang A, Liu M, Wang Q, Chen J, Xia S, Ling Y, Zhang Y, Xun J, Lu Lu, Jiang S, Lu H, Wen Y, Huang J. Neutralizing antibody responses to SARS-CoV-2 in a COVID-19 recovered 1 patient cohort and their implications. MedRxiv. Posted April 20, 2020. doi Yuan J, Kou S, Liang Y, Zeng J, Pan Y, Liu L. PCR Assays Turned Positive in 25 Discharged COVID-19 Patients. Clin Infect Dis. 2020 Apr 8. pii ciaa398. doi Zhao J, Yuan Q, Wang H, Liu W, Liao X, Su Y, Wang X, Yuan J, Li T, Li J, Qian S, Hong C, Wang F, Liu Y, Wang Z, He Q, Li Z, He B, Zhang T, Fu Y, Ge S, Liu L, Zhang J, Xia N, Zhang Z. Antibody responses to SARS-CoV-2 in patients of novel coronavirus disease 2019. Clin Infect Dis. 2020 Mar 28. pii ciaa344. doi Zou L, Ruan F, Huang M, Liang L, Huang H, Hong Z, Yu J, Kang M, Song Y, Xia J, Guo Q, Song T, He J, Yen HL, Peiris M, Wu J. SARS-CoV-2 Viral Load in Upper Respiratory Specimens of Infected Patients. N Engl J Med. 2020 Mar 19;382121177-1179. doi
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Cette fois, ce n’est pas un obscur internaute sur Facebook ou sur Twitter qui donne son avis, mais un très important chercheur américain parmi les plus prestigieux au monde qui le dit le Docteur Fauci, Monsieur Coronavirus aux USA, mène carrément une campagne de discrédit et de désinformation autour de l’hydroxychloroquine afin de favoriser bien entendu d’autres remèdes bien plus coûteux et qui vont rapporter très gros à Big Pharma. Pourtant, de très nombreuses études – plus de 60 -, ont démontré l’efficacité de la bithérapie du professeur marseillais ! Il suffit de comparer les taux de mortalité des pays qui ont utilisé à grande échelle cette bithérapie avec ceux qui ont décrété son interdiction ! Un enfant de primaire pourrait constater l’énorme différence entre les courbes de mortalité. Le Dr Harvey Risch, un épidémiologiste réputé de Yale, a accusé le Dr Anthony Fauci, membre du groupe de travail de la Maison Blanche sur le coronavirus, de mener une campagne de désinformation » contre le médicament hydroxychloroquine, affirmant que le médicament a montré des résultats encourageants dans le traitement de COVID-19 lorsqu’il est utilisé correctement. L’hydroxychloroquine est au centre d’un débat politique prolongé depuis mars, lorsque le président Trump a cité le médicament comme un traitement possible prometteur pour le nouveau coronavirus. La HCQ est utilisée depuis longtemps par les médecins pour traiter la malaria ainsi que d’autres syndromes comme l’arthrite et le lupus. L’Organisation mondiale de la santé le considère comme un médicament essentiel, alors que près de cinq millions d’Américains en détiennent une ordonnance. Depuis l’approbation spéculative du médicament par Trump, les médias et les responsables médicaux ont, pendant plusieurs mois, fait une promotion agressive de divers essais médicaux qui ont déterminé que le médicament n’est pas efficace pour combattre COVID-19 ; de nombreux commentateurs ont également insisté, malgré les antécédents de sécurité du médicament depuis des décennies, sur le fait qu’il est trop dangereux pour être utilisé pour guérir la maladie. Parmi les critiques de ce médicament, on trouve Fauci. En mars, le directeur de longue date de l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses a rejeté les allégations d’efficacité de la HCQ comme étant anecdotiques » et a périodiquement exprimé ce scepticisme au cours de la pandémie. Mardi, lors d’une interview sur Good Morning America », Fauci a encore minimisé le prétendu bénéfice du médicament, affirmant que les essais cliniques dominants écrasants qui ont examiné l’efficacité de l’hydroxychloroquine ont indiqué qu’elle n’est pas efficace pour [traiter] la maladie à coronavirus. Le médicament est la clé pour vaincre le COVID-19 », déclare un expert en maladies infectieuses Risch, cependant, critique vivement l’approche de Fauci pour évaluer l’efficacité du médicament, arguant que des essais et des tests répétés ont montré qu’il est nettement efficace pour traiter le COVID-19 tant qu’il est administré correctement. Risch, professeur d’épidémiologie et directeur du laboratoire d’épidémiologie moléculaire du cancer de Yale, fait pression pour l’utilisation du médicament dans la lutte contre le coronavirus depuis des mois. La semaine dernière, dans un éditorial de Newsweek, il a qualifié le HCQ de la clé pour vaincre le COVID-19», affirmant que son utilisation – en particulier lorsqu’il est administré avec l’un des deux antibiotiques et le supplément nutritionnel de zinc – s’est avérée très efficace» dans le traitement patients atteints de coronavirus à haut risque. Mardi, Risch est allé plus loin, accusant dans une interview avec Just the News que Fauci était en train de mener une campagne de désinformation » dans son opposition à la drogue. Fauci a maintenu une position studieuse selon laquelle seules les preuves d’essais contrôlés randomisés ont une quelconque valeur », a déclaré Risch, et tout ce qu’il appelle anecdotique. » Les essais contrôlés randomisés ont été appelés l’étalon-or» des expériences de recherche clinique; Le mois dernier, Fauci a déploré la rareté» de ces essais concernant les traitements contre le COVID-19. Mais Risch a déclaré que de nombreux autres types d’études ont une valeur pratique significative pour déterminer des cours efficaces de traitement médical. Risch a partagé un article du New England Journal of Medicine de 2017 par l’ancien directeur des Centers for Disease Control and Prevention Tom Frieden, dans lequel l’auteur affirmait que les essais contrôlés randomisés présentaient des limitations substantielles» et que de nombreuses autres sources de données peuvent fournir des preuves valables pour des raisons cliniques. et action de santé publique. Cinq facteurs clés pour la réussite du traitement de la QCS, selon M. Risch Le bureau de Fauci n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur les affirmations de Risch concernant l’efficacité du médicament et l’évaluation de Fauci à ce sujet. Risch a fait valoir que, bien que l’hydroxychloroquine ne soit pas un traitement universellement efficace, elle a montré un succès marqué et répété lorsqu’elle est utilisée dans des cas appropriés et à des points appropriés de la progression de la maladie. Les questions cruciales sont a le traitement précoce des b patients à haut risque c les patients ambulatoires avec d HCQ plus zinc, [azithromycine], doxycycline etc. pour e les résultats d’hospitalisation ou de mortalité », a déclaré M. Risch. Le Dr. Fauci, en citant toutes les études sans réserve, s’est étendu sur tous les points a-e ». Risch a déclaré que les opposants à la HCQ ont fait valoir que le médicament ne fonctionne pas sur les patients proches de la mort dans les ventilateurs et donc nous ne pouvons pas l’utiliser sur des patients en meilleure santé dans les milieux ambulatoires ». Pourquoi envisageriez-vous d’invoquer une étude sur les patients gravement malades pour influer sur l’efficacité des patients ambulatoires », a-t-il demandé. M. Risch a fourni à Just the News plusieurs études et rapports qui, selon lui, ont démontré l’efficacité du médicament. Un rapport en provenance de l’Inde au début du mois a déclaré que le médicament semblait efficace pour réduire la virilité de la maladie, les patients qui prenaient des doses plus importantes étant apparemment moins susceptibles de le transmettre à des contacts proches. Un article publié dans Travel Medicine and Infectious Disease le mois dernier a détaillé les expériences de chercheurs de Marseille, en France, qui ont traité plus de 3 100 patients avec une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. Ce régime de traitement était associé à une diminution du risque de transfert aux soins intensifs ou de décès … une diminution du risque d’hospitalisation ≥10 jours … et une réduction de la durée de l’excrétion virale », ont écrit les chercheurs. Cette étude semble utiliser des patients hospitalisés comme sujets d’essai, mais M. Risch a déclaré que l’établissement fonctionne à la fois comme un service d’hospitalisation et une clinique de jour. Pendant l’étude, il n’était pas légal de prescrire de la HCQ pour les patients externes », a-t-il dit. Donc l’hôpital a admis des patients pour la journée, a fait des examens, etc. et leur a donné les prescriptions de la HCQ, puis ils sont rentrés chez eux. Seul un petit nombre d’entre eux ont été effectivement hospitalisés. Donc en réalité, ils étaient des patients externes ». Des chercheurs au Brésil, quant à eux, ont déclaré que les patients traités à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine avaient moins de chances d’être hospitalisés, en particulier si le traitement était commencé plus tôt. M. Risch a également fait part d’une lettre ouverte écrite fin avril par un médecin du nord de l’État de New York, Vladimir Zelenko, dans laquelle le médecin déclare avoir observé des résultats très positifs » en traitant des patients avec de l’hydroxychloroquine, de l’azithromycine et du zinc. Sur les 405 patients traités avec ce régime, écrit Zelenko, deux sont morts, six ont été hospitalisés et quatre ont été intubés. Dans une lettre universitaire du 20 juillet, M. Risch a finalement cité un total de 12 études qui, selon lui, ont montré une association positive avec l’utilisation de l’HCQ et une amélioration des résultats en matière de mortalité, dont un essai à New York qui a conclu que l’utilisation de l’hydroxychloroquine était associée à une diminution de la mortalité hospitalière ». Risch a déclaré que la pratique consistant à traiter les patients les plus malades avec ce médicament favorise un résultat moins bon pour le médicament ». La preuve est que lorsque vous limitez les études aux cinq conditions décrites dans mon premier courriel, [le médicament] montre des avantages dans ces conditions strictes », a déclaré M. Risch. Les ECR ont indiqué que le médicament n’est pas efficace contre COVID-19 De nombreux essais contrôlés randomisés ont en effet suggéré que l’hydroxychloroquine a peu ou pas d’effet sur le traitement des coronavirus. Une de ces études, dont les résultats ont été publiés le mois dernier, a utilisé un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo à travers les États-Unis et certaines parties du Canada » pour tester si le médicament pouvait ou non fonctionner comme prophylaxie post-exposition ». Bien qu' »aucun effet indésirable grave n’ait été signalé » par les personnes prenant le médicament, l’hydroxychloroquine n’a pas empêché une maladie compatible avec le Covid-19 ou une infection confirmée » lorsqu’elle a été utilisée de cette manière. Ces conclusions semblent contester les affirmations de M. Risch selon lesquelles le médicament est plus efficace pour contrer le COVID-19 lorsqu’il est utilisé précocement, bien que les chercheurs eux-mêmes aient reconnu les limites importantes de leur propre étude Seuls 18 % des personnes classées comme patients COVID dans l’étude ont en fait confirmé ce diagnostic par un test de laboratoire. Étant donné le petit nombre de tests PCR », déclarent les chercheurs à un moment donné, il reste théoriquement possible que la thérapie à l’hydroxychloroquine limite l’infection avérée ». Deux autres études contrôlées randomisées, l’une publiée dans la revue médicale BMJ en mai et l’autre menée par le Nuffield Health System du Royaume-Uni, ont conclu que l’utilisation de l’hydroxychloroquine n’a pas entraîné une probabilité significativement plus élevée de conversion négative que la norme de soins seule » et qu’il n’y avait aucun effet bénéfique de l’hydroxychloroquine » dans les populations de patients étudiées. Notamment, ces deux études ont utilisé des patients qui avaient été hospitalisés pour COVID-19 plutôt que ceux qui se trouvaient aux premiers stades de la maladie ; selon Risch, le médicament est moins efficace dans ces conditions et devrait être administré le plus tôt possible dans la progression de la maladie, en dehors d’un cadre hospitalier. Tout ce que nous voulons, c’est montrer un bénéfice dans ces conditions », a déclaré M. Risch à Just the News. Nous n’avons pas besoin d’utiliser ce médicament à l’hôpital, car le but est de garder les patients hors de l’hôpital ». Just the News 30 juillet 2020 Titre en anglais de l’article original Yale epidemiologist Dr. Fauci running misinformation campaign’ against hydroxychloroquine Traduction avec
Cest le cas par exemple de l’apparition d’une surdité tardive ou de toute malformation compatible avec un CMV congénital n’ayant pas été détectée à la naissance. Si la mère est connue séropositive, l’infection pendant la grossesse ne peut être exclue. Le diagnostic pourra alors être posé sur l’analyse rétrospective du sang séché sur carton de Guthrie par PCR en
Dans un laboratoire de diagnostic entre 2016 et 2018, 46,7% des cas positifs de rotavirus chez les nourrissons étaient le résultat d’une excrétion virale liée au vaccin, selon une étude publiée dans Clinical Infectious Diseases. Les enquêteurs ont souligné l’importance de distinguer le virus vaccinal du type sauvage dans les tests diagnostiques de routine des nourrissons. L’avènement et la mise en œuvre du vaccin contre le rotavirus ont eu un effet positif significatif sur la nécessité d’une attention médicale à la suite de cette infection. Cependant, comme le vaccin contient une version atténuée vivante du virus, qui se réplique dans l’intestin et est donc excrété dans les selles, il peut exercer un effet de confusion sur le diagnostic de l’infection à rotavirus chez les personnes qui ont reçu le vaccin. Un diagnostic précis est crucial pour la gestion clinique et le suivi du rotavirus actif et de l’efficacité du vaccin. Cette étude de cohorte de Brisbane, Queensland, a recueilli des échantillons de selles hebdomadaires pour évaluer la question de l’excrétion du virus du vaccin contre le rotavirus chez les nourrissons dans le cadre du programme de vaccination à l’échelle de l’État. À l’aide de tests spécifiques pour les souches de rotavirus 1 et 5 RV1 et RV5, respectivement, un total de 465 échantillons positifs au rotavirus par réaction en chaîne de la polymérase PCR ont été retestés, dont 65 n=16, 24,6 % de nourrissons âgés de <1 an ont été recueillis pendant la période où le Queensland a utilisé le vaccin RV5 banque 1 et 400 n=136, de nourrissons âgés de <1 an de la période pendant laquelle le vaccin RV1 était utilisé banque 2. Parmi les échantillons de la banque 1 qui ont été testés positifs pour le rotavirus, 10,8% ont été testés positifs pour le RV5 ; tous provenaient de nourrissons âgés de <1 an. Parmi les échantillons de la banque 1 qui provenaient de nourrissons âgés de <1 an n=16, 43,8 % des détections étaient positives pour le RV5. Parmi les échantillons de la banque 2, 64 16,0 % étaient positifs pour le RV1, et tous sauf 2 provenaient de nourrissons. En outre, 2 échantillons provenant de nourrissons dans le pool de la banque 2 étaient positifs pour le RV5. Aucune différence significative n’a été observée dans la détection du virus vaccinal chez les nourrissons entre les échantillons de la banque 1 et de la banque 2 risque relatif, 0,93 ; IC à 95 %, 0,52-1,67. Dans de nombreux cas, les symptômes qui ont motivé le dépistage du rotavirus étaient très probablement dus à d’autres agents pathogènes présents en même temps que le virus vaccinal. De telles codétections ont été observées dans 12 des 65 18,5 % échantillons du banc 1 et dans 80 des 400 20,0 % échantillons du banc 2. Les agents pathogènes codétectés les plus fréquemment identifiés étaient le norovirus, l’adénovirus et la Salmonella non typhoïde ; les enquêteurs ont noté que dans les cas de codétection, ces agents pathogènes étaient plus probablement la cause des symptômes diarrhéiques. Les enquêteurs ont conclu que » ces données soulignent la nécessité de disposer de méthodes de diagnostic et de dépistage du rotavirus permettant de distinguer le virus vaccinal du virus de type sauvage lors du dépistage des nourrissons récemment vaccinés à l’aide de plateformes… dans les contextes où les tests disponibles ne peuvent pas distinguer le virus vaccinal du virus de type sauvage, alors un commentaire approprié devrait accompagner le résultat du test indiquant que la détection de l’ARN du rotavirus chez les nourrissons n’est pas nécessairement une indication d’infection, mais peut être due à l’excrétion du vaccin. » Divulgation Plusieurs auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec l’industrie pharmaceutique. Veuillez consulter la référence originale pour obtenir la liste complète des divulgations des auteurs. Divulgation plusieurs auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec l’industrie pharmaceutique.
Résultats- La délivrance du résultat au demandeur est faite par voie électronique, donc assez rapide. En pratique, un test (60,2 %) du test de recherche d'antigènes du virus, et une prévalence mi-avril de 2,38 % [72], on trouve une valeur prédictive positive par test vaut 0,65 et une valeur prédictive négative 0,99 [73]. En utilisant les valeurs de spécificité (75 %) et
La question de la transmission du SARS-CoV-2 par une personne asymptomatique est particulièrement importante actuellement, afin d’adapter au mieux les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie de Covid-19. De nombreuses équipes scientifiques tentent donc de savoir si une personne porteusedu SARS-CoV-2 qui ne présente pas de symptômes peut excréter des particules virales. Si oui, sont-elles aussi contagieuses que les personnes malades ? L'enjeu de ces questions est important car si elles ne sont pas isolées, ces personnes peuvent sans le savoir transmettre le virus à d’autres, susceptibles de développer une forme clinique parfois grave de la nouvelle étude menée par des chercheurs de l’University of Ulsan College of Medicine, en Corée du Sud, et publiée dans la revue Thoraxrévèle que les personnes atteintes d'une infection silencieuse », soit les porteurs sains », possèdent autant de charge virale dans le nez et la gorge que celles présentant des symptômes. Compte tenu du nombre important de ces personnes, un cinquième de celles infectées, selon les résultats de l'étude, ces porteurs sains peuvent donc jouer un rôle clé dans la propagation de la Covid-19. Ainsi, les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 mais qui ne présentent pas de symptômes sont toujours porteuses d'une charge virale assez élevée pour être la présence d'une charge virale chez les porteurs sainsMais comme l'expliquent les chercheurs l'ampleur de cette charge virale et la mesure dans laquelle elle pourrait contribuer à la propagation du virus n'étaient pas claires ». Pour éclaircir ce sujet, ces derniers ont comparé la charge virale quantité de virus présent dans le sang circulant de 213 personnes testées positives pour le SRAS-CoV-2, mais qui ne présentaient pas toutes des symptômes d'infection. À la suite d'une importante épidémie de Covid-19 dans la ville de Daegu, en Corée du Sud, au début de la pandémie les cas-contact de ces personnes ont été retrouvés, ce qui a permis de découvrir plus de 3 000 cas de Covid-19, dont la gravité des symptômes était de nulle » à grave ».Les personnes présentant des symptômes légers ou sans symptômes ont été admises dans des établissements de soins spécialisés pour les isoler et les surveiller. Celles-ci ont été classées comme asymptomatiques si elles ne présentaient aucun des symptômes suivants fièvre, frissons, douleur musculaire, fatigue, nez qui coule ou bouché, perte de goût ou de l'odorat, mal de gorge, difficultés à avaler, toux, mal de crâne, vertiges, perte d'appétit, nausée, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée. Avant la période d'isolement, 41 personnes n'ont développé aucun symptôme. Puis 39 d'entre elles ont subi un autre test de prélèvement sur le nez et la gorge 13 jours après leur diagnostic initial. Une force motrice essentielle pour la propagation de la Covid-19 »Sur les 172 autres personnes présentant des symptômes bénins, 144 ont été retestées, soit un total de 183 personnes incluses dans l'analyse finale. Il s'avère que plus de la moitié des personnes sans symptômes étaient toujours positives au virus, comme près des deux tiers de celles présentant des symptômes bénins, mais il n'y avait toutefois pas de différence significative en ce qui concerne la quantité d’ARN viral détectée entre les deux groupes. Si d'autres travaux doivent être menés pour confirmer ces résultats, les chercheurs estiment que leur découverte renforce l'hypothèse déjà présentée dans de nombreuses autres études que les personnes asymptomatiquespeuvent propager le virus. Étant donné que la plupart des personnes asymptomatiques atteintes par la Covid-19 sont susceptibles de passer inaperçues auprès des agents de santé et de continuer à résider au sein des communautés, ces personnes peuvent agir comme une force motrice essentielle pour la propagation communautaire de la Covid-19 », expliquent-ils. La prochaine étape consiste désormais à déterminer précisément combien de temps et dans quelle mesure les personnes asymptomatiques sont contagieuses, pour ainsi établir des règles de quarantaine appropriées pour ces dernières. En attendant, ces résultats confirment bien l’importance de la distanciation sociale et du port du masque. Nos données renforcent la recommandation d'utiliser des masques quelle que soit la présence de symptômes, et suggèrent que le test de dépistage du SRAS-CoV-2 devrait inclure les personnes asymptomatiques qui travaillent dans des milieux à haut risque, comme les établissements de santé », conclut l'auteur principal de l'étude le Pr Sung-Han Kim. A noter qu'en France, une étude menée par l'Inserm en avril en était venue à la même conclusion. Sur la base des résultats obtenus, elle confirmait qu’il existe bien des personnes chez lesquelles une excrétion du virus est mise en évidence par les prélèvements nasopharyngés, avant qu’elles ne développent des symptômes voire sans qu’elles n’en développent.
Sujetde la page: "CORONAVIRUS Formation à distance Correspondants en Hygiène Inter-établissement 17 juin 2021". Créé par: Pascal Blin. Langue: français.
Dans un article récemment publié dans la revue Médicaments en R&D, des scientifiques ont décrit le développement et la validation d’un inhibiteur peptidique de 13 acides aminés du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère SRAS-CoV-2. Les résultats révèlent que l’inhibiteur peptidique se lie avec une affinité élevée au domaine de liaison au récepteur de pointe RBD du SRAS-CoV-2 au site de liaison de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 ACE2 et empêche l’interaction RBD – ACE2. ContexteÉtudier le designValidation structurale de l’inhibiteur peptidiqueValidation fonctionnelle de l’inhibiteur peptidiqueImportance de l’étude Contexte La première étape de l’entrée du SRAS-CoV-2 dans les cellules hôtes est l’interaction entre le pic viral RBD et le récepteur ACE2 de la cellule hôte. Ceci est suivi par le clivage protéolytique et l’activation de la protéine de pointe par la protéase de la cellule hôte TMPRSS2 et la fusion subséquente de l’enveloppe virale avec la membrane de la cellule hôte. Ainsi, les petites molécules ou inhibiteurs peptidiques capables de bloquer l’interaction RBD – ACE2 devraient jouer un rôle essentiel dans la prévention de l’entrée du SRAS-CoV-2 dans les cellules hôtes et le contrôle de l’infection à un stade précoce. Plusieurs approches ont été envisagées pour bloquer l’interaction RBD-ACE2, y compris l’ACE2 soluble, les anticorps dérivés du plasma de convalescent, les vaccins spécifiques à l’épitope, les médicaments antiviraux réutilisés et les inhibiteurs peptidiques. Par rapport aux interventions basées sur les petites molécules et les protéines, les peptides présentent plusieurs avantages, notamment une compatibilité structurelle élevée avec les protéines cibles et le blocage spécifique des interactions protéine-protéine. Dans la présente étude, les scientifiques ont développé un nouvel inhibiteur peptidique du SRAS-CoV-2 à l’aide d’outils de biologie computationnelle. Étudier le design En utilisant in silico approches, les scientifiques ont conçu et développé un inhibiteur peptidique de 13 acides aminés contre le pic RBD du SRAS-CoV-2 et confirmé sa spécificité de liaison pour le pic RBD à l’aide de modèles d’amarrage moléculaire. Pour déterminer la stabilité du complexe peptide – pointe RBD, ils ont effectué une simulation de dynamique moléculaire. De plus, ils ont déterminé les propriétés physicochimiques et pharmacocinétiques absorption, distribution, métabolisme, excrétion et toxicité du peptide à l’aide d’outils Web. Pour valider la fonctionnalité du peptide dans in vitro installations, ils ont effectué un dosage immuno-enzymatique ELISA qui détermine le pourcentage de liaison RBD – ACE2 de pointe en présence du peptide. Validation structurale de l’inhibiteur peptidique Les résultats des expériences d’amarrage peptide-protéine ont révélé que le peptide se lie au pic RBD spécifiquement au niveau de la même poche où l’ACE2 se lie. Trois résidus K417, Y489 et Q493 du pic RBD qui se lient à ACE2, se sont avérés interagir avec le peptide. De plus, les résultats de la simulation de la dynamique moléculaire ne révèlent aucune altération significative de l’interface de liaison ACE2 du pic RBD et aucune fluctuation de l’interface de liaison protéine-peptide. Ces résultats indiquent que le peptide forme un complexe stable avec le pic RBD pour bloquer efficacement l’interaction RBD – ACE2. En ce qui concerne les propriétés physico-chimiques, les résultats ont révélé que le peptide est stable et soluble dans l’eau avec une demi-vie estimée à 1,1 heure. De plus, les résultats ont révélé que le peptide n’est pas perméable à la barrière hémato-encéphalique et n’a pas de toxicité cutanée ou de cancérogénicité. Validation fonctionnelle de l’inhibiteur peptidique Les résultats du test de criblage basé sur ELISA – inhibiteur de l’ACE2 ont révélé que le peptide inhibe de manière significative l’interaction RBD – ACE2 de la pointe d’une manière dépendante de la concentration. Spécifiquement, à une concentration de 100 uM, le peptide a inhibé l’interaction de plus de 40 %. Importance de l’étude Dans cette étude, un inhibiteur peptidique de 13 acides aminés du SRAS-CoV-2 a été développé, qui se lie avec affinité à l’interface de liaison RBD – ACE2 et inhibe efficacement l’interaction RBD – ACE2. Le peptide possède plusieurs avantages, notamment une fabrication facile et peu coûteuse, une faible toxicité, une bonne solubilité et stabilité, une spécificité et une sélectivité élevées pour la cible et une demi-vie considérable. Dans l’ensemble, l’étude souligne l’importance des outils informatiques dans la conception et le développement d’inhibiteurs peptidiques qui peuvent être potentiellement utilisés comme thérapeutiques pour prévenir l’infection par le SRAS-CoV-2 à un stade précoce.
Lesrésultats du laboratoire à l’admission (tab. 1) montrent une anémie normochrome normocytaire (hémoglobine 90 g/l), une thrombopénie (95 G/l), ainsi qu’une insuffisance rénale sévère (créatininémie 416 µmol/l) sans troubles électrolytiques associés. La fonction rénale antérieure n’est pas connue.
La charge virale d’une personne représente la quantité de virus circulant dans son sang. Il serait donc logique de penser que plus cette quantité est élevée, plus les symptômes d’une éventuelle maladie sont sévères. C’est d’ailleurs ce que suggèrent les chercheurs chinois dans une étude publiée par la revue scientifique The Lancet, le 19 mars 2020, dans le cadre de l'épidémie de a analysé les données de 76 patients admis à l’hôpital de l’université de Nanchang, en Chine, entre le 21 et le 4 février 2020. Ces patients avaient été testés positifs au Covid-19 après avoir subi un prélèvement au niveau du charge virale élevéeCertains cas répondant à des critères de détresse respiratoire, d’un taux précis de saturation en oxygène au repos, et d’autres complications de la maladie, ont été classés comme graves et placés en unité de soins intensifs. Au total, 46 personnes présentaient des symptômes bénins, et 30 personnes, majoritairement plus âgées, des signes avoir analysé des échantillons des prélèvements, les auteurs de l’étude déclarent que "la charge virale moyenne des cas graves était environ 60 fois plus élevée que celle des cas bénins, ce qui suggère que des charges virales plus élevées pourraient être associées à des résultats cliniques graves". Cette charge virale peut varier en fonction du stade de la maladie et, selon la même équipe, atteindrait son pic lors de la première semaine suivant l’apparition des la maladieMais, même en prenant en compte ces variations, les chercheurs estiment que, comme pour le SRAS en 2002-2003, "les patients sévèrement atteints de Covid-19 ont tendance à présenter une charge virale élevée et une longue période d’élimination du virus." Ce constat, d’après eux, suggère que la charge virale pourrait être considérée comme un marqueur utile pour évaluer la gravité de la maladie, ainsi que le la charge virale représente un facteur de contamination certain, ses effets au niveau du coronavirus n’ont pas encore été bien déterminés. D’après une étude menée par l’université Cornell, aux Etats-Unis, il n’existerait pas de différences entre la charge virale des patients italiens symptomatiques et asymptomatiques. Des recherches supplémentaires doivent être menées pour mieux comprendre ces enjeux.
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