Par: Charlotte Stiévenard Suivre. La Grèce pourrait accueillir cette année près de trois fois sa population. On parle beaucoup des aspects
Le directeur des services grecs de renseignement Panagiotis Kontoleon, a démissionné vendredi 5 août, sur fond de scandale d'espionnage présumé d'un homme politique et d'un journaliste par le logiciel espion Predator, ont annoncé les services du Premier ministre grec.Le directeur des services nationaux de renseignements Panagiotis Kontoleon a présenté sa démission ... qui a été acceptée par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis», précise un communiqué. La démission de Panagiotis Kontoleon, nommé en août 2019 à ce poste quelques jours après l'élection du parti de droite Nouvelle-Démocratie de Kyriakos Mitsotakis, intervient quelques heures après celle de Grigoris Dimitriadis, secrétaire général des services du Premier ministre et neveu de ce dernier. Ces démissions interviennent une semaine après la révélation de la tentative de surveillance de Nikos Androulakis, chef du Kinal-Pasok socialiste, troisième parti parlementaire par Predator, qui a provoqué un tollé dans le lire aussiÀ Athènes, le désarroi des jeunes déçus de SyrizaIl s'agit du troisième cas de surveillance présumée en Grèce en moins d'un an en avril Thanassis Koukakis, journaliste grec spécialisé en affaires financières avait saisi la justice, dénonçant l'attaque de son téléphone par Predator. Et en février, l'écoute présumée par les services secrets d'un autre journaliste grec d'investigation sur les questions migratoires a été portée devant la cour suprême. Dans les trois cas, le gouvernement a exclu toute implication de l'État». M. Dimitriadis est accusé par des médias d'investigation d'être lié» au scandale» d'espionnage présumé de Nikos Androulakis, chef du Pasok-Kinal, et du journaliste grec Thanassis Koukakis. Les sites d'investigation Reporters United et Inside story ont récemment révélé que l'ancien secrétaire général était lié à des personnes physiques et morales directement ou indirectement impliquées dans l'affaire d'écoutes téléphoniques». Développé initialement en Macédoine du Nord, pays frontalier de la Grèce, par la société Cytrox, puis en Israël, le spyware Predator pirate le téléphone ciblé, et peut accéder aux messages et aux conversations de son utilisateur, selon des experts.Réalité orwellienne»Outre l'enquête judiciaire, les institutions étatiques, les services nationaux de renseignement EYP et l'Autorité de protection de la vie privée doivent se prononcer sur ces affaires», a-t-il fustigé. Si l'État n'a aucun rapport» avec ces surveillances présumées, comment une société peut commercialiser un logiciel si puissant et si cher?», s'est demandé le site d'investigation Inside story, qui, avec ses confrères de Reporters United et Solomon, a révélé les détails de ces affaires. Développé initialement en Macédoine du Nord, pays frontalier de la Grèce, par la société Cytrox, puis en Israël, le spyware Predator pirate le téléphone ciblé, et peut accéder aux messages et aux conversations de son utilisateur, selon des lire aussiPegasus le président régional catalan porte plainte pour espionnagePredator figure parmi les logiciels espion les plus chers inaccessibles aux particuliers», a indiqué à l'AFP Anastasios Arampatzis, spécialiste de cybersécurité. Il comprend de nombreux niveaux de sécurité dont seulement un État pourrait avoir besoin», a estimé ce membre de l'association grecque Homo Digitalis de protection des internautes. Qualifiée de scandale immense» par le principal parti d'opposition Syriza, l'affaire a été abordée vendredi à huis clos par la commission parlementaire des Institutions et de la Transparence. Le chef de l'EYP, Panagiotis Kontoleon, a laissé entendre que les deux journalistes auraient été surveillés sur ordre de services étrangers, provoquant un tollé. Le gouvernement tente à nouveau de couvrir les multiples surveillances», a alors tweeté George Katrougalos, député de Syriza et ancien ministre des Affaires étrangères. Il a imputé la responsabilité politique» de cette affaire au Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, avertissant que Syriza ne laisserait pas passer cette affaire».Le gouvernement grecque appelle à la vigilanceDe son côté, le gouvernement a rappelé que toute l'Europe fait face à des menaces de surveillance». Kostas Karagounis, député du Nouvelle-Démocratie, le parti de droite au pouvoir, a indiqué que des hommes politiques en Europe avaient été également victimes de surveillances. Est-ce que cela signifie que leurs gouvernements respectifs se trouvent derrière ces surveillances?», a-t-il demandé. La sécurité et la protection de la vie privée doivent être assurées par tout régime démocratique», assure le cyberexpert Anastasios Arampatzis. Si un État surveille ses citoyens, nous nous dirigeons vers une réalité dystopique, orwellienne», VOIR AUSSI - Étudier la langue grecque m'a forcée à grandir»
Clause de non-responsabilité L’Ambassade de France en Grèce, en liaison avec les autorités locales, s’efforce de répondre aux questions que peuvent se poser ses ressortissants en Grèce dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19 et de les actualiser dans les meilleurs délais dans une situation très évolutive. Ces informations ont une valeur indicative et ne peuvent se substituer aux informations officielles locales. A cet égard, les décisions prises par les Français, voyageurs ou résidents en Grèce ne sauraient engager la responsabilité de l’Ambassade de France en Grèce. Pour toute question ne trouvant pas réponse dans cet article, ou toute question complémentaire sur les conditions d’entrée, de séjour et de déplacement en Grèce, qui sont du ressort exclusif des autorités locales, ou réponse officielle, vous voudrez bien vous rapprocher des autorités grecques En France, l’Ambassade de la République hellénique 17, rue Auguste Vacquerie- 75116 Paris Téléphone +331 47237228/ Email Site internet Sources liens externes Mesures COVID-19 sur l’ensemble du territoire hellénique, décision interministérielle ΦΕΚ 4088/Β/30-7-2022 valable du 25/7 au 1/9/2022. NOTAM de l’Autorité de l’aviation civile hellénique YPA sur la suppression des conditions d’entrée en Grèce transports aériens à partir du 1/5/2022. Venir en Grèce Quelles sont les mesures de restriction mises en place en Grèce pour faire face au virus de la covid-19 ? Comment je peux me déplacer sur le territoire ? Consultez les recommandations du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du Gouvernement français Rentrer en France Venir en Grèce RAPPEL Tous les déplacements depuis l’étranger vers la France et de France vers l’étranger, même lorsqu’ils sont autorisés, suivent des modalités spécifiques en fonction du pays de provenance ou de destination Est-ce-que je peux venir en Grèce ? L’entrée en Grèce est autorisée à tous les voyageurs par voie aérienne, de et vers l’ensemble de ses aéroports, ainsi que par voie maritime, routière et ferroviaire, quel que soit le pays de provenance. Depuis le 1er mai 2022, il n’est plus nécessaire de présenter le certificat Covid européen ECDC à l’arrivée aux frontières grecques. Aucun test de dépistage n’est exigé pour les voyageurs non-vaccinés. Les conditions d’entrée sur le territoire grec relèvent de la compétence des autorités helléniques. Les mesures peuvent être réévaluées sur la base de la situation épidémiologique du pays L’allègement des mesures sanitaires est valable jusqu’au 15 septembre 2022. A l’échéance de cette date, les mesures seront réévaluées par les autorités helléniques. Si vous avez des questions ou demandes, si vous résidez dans un pays hors espace européen et vous souhaitez venir en Grèce, vérifiez d’abord si les voyages en provenance de votre pays de résidence sont autorisés auprès des autorités helléniques. Vous devez contacter l’ambassade ou le consulat grec de votre pays de provenance. Retrouvez le protocole grec en ligne lien externe Toutes les informations nécessaire pour votre séjour en Grèce, sur le site Destination Greece Health first lien externe. Est-ce-que je peux venir en Grèce par la route ? Avant de partir, assurez-vous que le transit par les autres pays traversés est possible en consultant les sites des Ambassades de France dans ces pays ou bien le site européen Re-open EU » L’entrée en Grèce par voie terrestre est ouverte entre la Grèce, l’Albanie, la Bulgarie et la Macédoine du Nord et la Turquie. Quelles sont les mesures de restriction mises en place en Grèce pour faire face au virus de la covid-19 ? Comment je peux me déplacer sur le territoire ? Est-ce-que je peux circuler librement en Grèce ? Quelles sont les mesures sanitaires ? Il convient d’observer les mesures barrières en tout lieu et en toute circonstance. Les déplacements entre entre les régions de la partie continentale de la Grèce sont autorisés ainsi que l’accès aux îles. Le port du masque Le port du masque de type FFP2 ou KN95 ou l’usage d’un double masque est obligatoire dans les transports en commun urbains, dans les taxis et voitures de location avec chauffeur ; et partout ailleurs dans les situations où les règles de distanciation ne peuvent s’appliquer. Le port du masque n’est plus obligatoire dans les commerces à l’exception des pharmacies et des laboratoires d’analyses médicales. En cas de non-port du masque dans les espaces où il est exigé, les contrevenants sont passibles d’une amende administrative de 300 euros. Sont exemptées les personnes pour lesquelles le port du masque n’est pas approprié pour des raisons médicales sur preuve de documents officiels et les enfants de moins de quatre 4 ans. Le pass sanitaire La présentation du pass sanitaire est exigée dans les lieux de santé ou de soins notamment les hôpitaux, les EHPAD. Un test de dépistage peut être exigé à l’entrée de ces établissements. Le port du masque reste exigé pour les soignants, les patients et les visiteurs même après le 1er juin. Covid-19 Calendrier de l’allègement des mesures sur le territoire grec 1er mai 2022 jusqu’au 15/9/2022 suspension du pass sanitaire dans tous les endroits où il était demandé. Il continue à s’appliquer dans les établissements de santé, les maisons de retraites et les établissements accueillant des personnes en situation de handicap ; un test de dépistage hebdomadaire antigénique rapide TAG requis pour les employés/travailleurs non-vaccinés ; suppression de la jauge dans les lieux fermés ; suppression des tests de dépistage obligatoires hebdomadaires pour les élèves mais maintien du port du masque. 1er juin 2022 jusqu’au 15/9/2022 levée de l’obligation du port du masque dans les lieux intérieurs, sauf dans établissements de santé, les EHPAD, les transports publics urbains collectifs ou il continue à être obligatoire. Les mesures peuvent être réévaluées par les autorités hellénique sur la base des données épidémiologiques. Vous vous déplacez en Grèce en avion, en bateau, en train ou en autocar KTEL déplacements par transports publics interrégionaux grecs Depuis le 1er mai 2022, le pass sanitaire n’est plus exigé pour voyager en Grèce, dans les transports aériens, ferroviaires, maritimes ou dans les autocars. A partir du 1er juin, le masque n’est plus obligatoire dans les transports interrégionaux longue distance, partout où une place/siège numéroté est attribuée. Exception pour les traversées maritimes Pour vos déplacements en bateau, l’utilisation d’un masque de haute protection respiratoire FFP2 ou N95 ou d’un double masque chirurgical et en tissu est obligatoire dans tous les espaces passagers. Si un passager ne porte pas de masque, il ne sera pas autorisé à entrer dans le navire. Les compagnies de transport sont responsables du contrôle des documents de voyage à l’embarquement. Les passagers devront se rapprocher des compagnies de transport pour confirmation des documents nécessaires à leur embarquement. Nous vous invitons à suivre strictement les consignes qui vous seront données, nous vous invitons à consulter leurs sites internet. Vous vous déplacez en Grèce par la route par vos propres moyens ? Aucune restriction. Y-a-t’il des limites de nombre de passagers dans les véhicules ? Non. Il n’y plus aucune restriction Covid pour ce qui concerne le nombre de passagers. Vous devez vous référer au nombre de personnes indiqué sur la carte grise du véhicule. Néanmoins, dans les véhicules à usage public taxi, voiture avec chauffeur, transfert il est obligatoire de porter le masque, tant pour les passagers que pour le chauffeur. Dans les véhicules personnels, le port du masque n’est pas obligatoire pour les personnes de la même famille 1er et 2e degré de parenté, le masque est obligatoire pour tous les autres. Ou effectuer un test à la Covid-19 en Grèce ? Pour réaliser le test RT-PCR ou antigénique TAG de dépistage à la COVID-19 pour convenance personnelle ou en raison d’un voyage, adressez-vous auprès de laboratoire d’analyses médicales RT-PCR et antigénique rapide TAG clinique privée RT-PCR et antigénique rapide TAG pharmacies peuvent réaliser des tests antigéniques rapides TAG médecins agréés peuvent réaliser des tests antigéniques rapides TAG Vous pouvez demander à votre hôtel ou à la personne qui vous héberge de vous conseiller un laboratoire d’analyses ou une pharmacie proche de chez vous ou du lieu de votre séjour. Notre services ne proposent pas de liste. A savoir Les tests RT-PCR à la Covid ou les tests antigéniques rapides TAG peuvent être réalisés sans ordonnance médicale mais ne sont pas remboursés par la sécurité sociale grecque. La carte européenne d’assurance maladie n’est pas acceptée dans les laboratoires privés. Pour la prise en charge, avant de partir, rapprochez-vous auprès de votre assurance maladie. Les pharmacies ne proposent pas de test RT-PCR à la Covid. Auto-test self-test de détection à la Covid Les auto-tests sont disponibles sans ordonnance uniquement dans les pharmacies. Des plafonds en laboratoires d’analyse ou cliniques privés sont fixés par décision interministérielle B’ 2/ RT-PCR 47 euros maximum Test antigénique rapide TAG SARS-Cov2 10 euros maximum Les tarifs plafonnés ci-dessus mentionnés sont HT et ne s’appliquent pas lorsque le prélèvement est effectué en dehors des laboratoires ou cliniques privés, auquel cas le tarif est librement fixé par le laboratoire. Ce cas de figure peut se rencontrer lors de prélèvements à domicile ou par ex. dans un hôtel. Afin d’éviter toute surprise ou un tarif déloyal pratiqué par un laboratoire ou une clinique lors de votre séjour en Grèce, nous attirons votre attention sur le contrôle du tarif pratiqué par l’établissement que vous aurez choisi. Ledit tarif doit être affiché dans un espace bien en vue du public et/ou sur le site internet de l’établissement. Vaccination en Grèce La vaccination repose sur le principe de gratuité pour tous les citoyens résidents permanents en Grèce. Les Français qui ont un statut de résident permanent en Grèce et qui souhaitent se faire vacciner, peuvent le faire selon les règles et les priorités établies par le gouvernement grec, qui tiennent notamment compte de l’âge du demandeur. Calendrier de la campagne de vaccination Tous les citoyens à partir de 5 ans sont éligibles à la vaccination. La vaccination est-elle obligatoire ? La vaccination est obligatoire pour tous les citoyens, possédant un AMKA numéro d’identification de la sécurité sociale grecque, résidents permanents en Grèce, de 60 ans et plus. Veuillez vous rapprocher de votre médecin traitant et/ou des services sanitaires, EODY ou du service au citoyen KEP. Qui est concerné par la campagne de rappel ? Les autorités sanitaires helléniques recommandent, pour les citoyens de plus de 18 ans, les rappels suivants - 3 mois après le schéma vaccinal complet pour les personnes ayant reçu des doses ARNm Pfizer ou AstraZeneca, à la condition que trois mois se soient écoulés depuis la dernier rappel. Le rappel se fait avec un vaccin ARNm Pfizer ou Moderna. idem ci-dessus pour 3e dose de vaccin Moderna. 2 mois après pour les citoyens qui ont reçu une monodose du vaccin Janssen Johnson & Johnson, soit avec le même vaccin, soit avec un vaccin ARNm Pfizer ou Moderna, quel que soit leur âge. Pour les citoyens qui ont reçu la première dose de vaccins à ARNm et qui ont reçu la deuxième dose de vaccin de Johnson & Johnson, la dose de rappel n’est pas recommandée. Le 1er rappel 3e dose ou 2e dose dans le cas de vaccin monodose est obligatoire pour les citoyens de plus de 60 ans sous peine d’amende administrative mensuelle. Veuillez vous rapprocher de votre médecin traitant et/ou des services sanitaires, EODY ou du service au citoyen KEP. Depuis le 27 juin 2022, le 2e rappel 4e dose est ouvert à tous les citoyens adultes âgés de 30 à à 59 ans. Ce rappel n’est pas obligatoire. Il est néanmoins fortement recommandé aux personnes de 60 ans et plus depuis le 7 avril 2022. Procédure pour les personnes possédant un AMKA numéro de sécurité sociale grec Les résidents permanents, éligibles à la vaccination, peuvent s’inscrire en ligne sur site en grec à l’aide de leurs numéros AMKA et TAXISnet ou le nom de famille. Votre pharmacien ou votre centre de services aux citoyens KEP peut également vous renseigner et vous inscrire, avec votre code AMKA. Personnes sans identifiant AMKA Vous avez un identifiant fiscal grec ’’AFM" Vous pouvez effectuer cette demande en ligne en cliquant le lien suivant de la plateforme dédiée à la vaccination en ligne Le site est proposé uniquement en grec. Vous devrez ensuite remplir le formulaire avec les informations vous concernant nom, prénom, date et lieu de naissance, coordonnées postales et électroniques, téléphones, pièces d’identité etc.. Vous n’avez pas d’identifiant fiscal grec ’’AFM" Vous devez vous rendre en personne dans un centre de services aux citoyens KEP afin d’identifier vos coordonnées et demander l’octroi d’un AMKA temporaire PAMKA. Vous devrez pour cela vous munir de vos documents officiels passeport, carte d’identité d’expatrié, carte de résidence, carte de résidence permanente, carte de résidence spéciale, carte de séjour spéciale, attestation de dépôt de demande d’assurance ou de permis de séjour, document autonome, autre document officiel. Quelle que soit la situation du demandeur, la demande de vaccination sera examinée par les autorités sanitaires grecques qui décideront de l’éligibilité de la personne concernée à la campagne de vaccination déployée en Grèce. Après la deuxième injection de la dose du vaccin, toutes les personnes vaccinées pourront retirer via la plateforme un certificat de vaccination numérique à usage personnel. En ligne Les résidents en Grèce qui veulent télécharger le Certificat Covid numérique européen » Green Pass, destiné aux contrôles transfrontaliers et aux voyages au sein de l’UE, peuvent y accéder en ligne accès avec les identifiants fiscaux et AMKA Les résidents qui n’ont pas d’identifiant fiscal AFM devront se rendre auprès d’un centre de services aux citoyens KEP. Ce certificat est disponible au format numérique ou papier et contient un code QR. Il atteste que son détenteur a été vacciné contre le coronavirus, qu’il a reçu récemment le résultat d’un test de dépistage négatif, ou qu’il s’est remis de l’infection. Sources- Centre de crise du ministère grec des Affaires étrangères sur la base de l’article 97 de la loi 4796/2021 Journal officiel A’ 63/17. publié en ligne par le Centre des services aux citoyens "KEP" ΚΕΠ vous trouverez via ce lien la circulaire et les instructions techniques en grec pour l’émission par les KEP d’un AMKA temporaire PAMKA Quelles sont les consignes sanitaires en Grèce et les numéros utiles en Grèce ?DOCUMENTS SANITAIRES - RAPPEL Voici la validité des documents sanitaires sur le territoire grec Certificat de vaccination Le certificat de vaccination est considéré comme valide en Grèce dans ces cas suivants certificat de vaccination de plus de 14 jours et de moins de 9 mois après la vaccination initiale deux doses - ex. Pfizer ; certificat de vaccination de plus de 14 jours et de moins de 9 mois après l’unique dose dans dans le cas d’un vaccin monodose ex. Janssen ; certificat de vaccination pour ceux qui ont été vaccinés avec la 1ère dose du vaccin à deux doses, de plus de 14 jours, puis en raison de leur contamination au Covid sur présentation du certificat de rétablissement de moins de 180 jours voir plus bas ; certificat de vaccination avec dose de rappel sans limitation de durée les personnes qui ont reçu un schéma complet de vaccination et pour lesquels une période d’au moins 9 mois s’est écoulée depuis l’administration de la deuxième dose ou, dans le cas des vaccins monodose, sont considérés comme pleinement vaccinés seulement s’ils ont également reçu la dose de rappel. L’obligation d’une dose de rappel ne s’applique pas aux mineurs jusqu’à 17 ans cela ne concerne pas l’entrée en Grèce. Certificat de rétablissement sur la base du résultat positif d’un test de dépistage PCR pour les personnes non-vaccinées - Antigénique rapide TAG pour les personnes vaccinées, effectué en laboratoire ou lieu de dépistage agréé, de plus de 14 jours de moins de 180 jours à compter de la date de réalisation du premier test positif déclaré. Résultat négatif test RT-PCR de moins de 72h ; Résultat négatif test antigénique rapide TAG de moins de 48h ; Résultat négatif auto-test self-test de moins de 24h pour les mineurs de 4 à 17 ans uniquement lorsque non-vaccinés ou non guéris de la Covid. Déclaration en ligne ou téléchargement document pdf ou saisie en ligne en grec signé par les parents pour les mineurs. Les documents de preuve du certificat de vaccination/certificat de rétablissement/test de dépistage disposent d’un code QR qui est flashé à l’aide de l’application COVID FREE GR. Le contrôle de votre passe sera doublé d’un contrôle d’identité. Le certificat numérique UE est reconnu. Les personnes ayant un certificat de vaccination hors UE pourront présenter le certificat sur papier à la condition que le vaccin soit reconnu en Grèce - voir ici site extérieur. Quelles sont les consignes sanitaires en Grèce ? Apprenez les gestes simples et mesures d’hygiènes de base Lavage très régulier des mains. Ce lavage peut se faire à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro alcoolique SHA Désinfection régulière des surfaces de travail avec un produit type Javel Tousser et éternuer dans son coude Utiliser des mouchoirs à usage unique Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades En cas de symptômes appeler les autorités sanitaires locales Télécharger la fiche signalétique du secrétariat général à la Protection civile hellénique "Coronavirus, profitez de votre séjour et restez en sécurité" JPG - 121 ko Télécharger la fiche signalétique du secrétariat général à la Protection civile hellénique "Coronavirus, Profitez de votre séjour et restez en sécurité" En cas de doute, si vous présentez des symptômes d’infection respiratoire par ex. fièvre, toux, mal de gorge, difficulté à respirer, il convient immédiatement de saisir le médecin traitant ou de prendre l’attache de l’organisme national de santé publique grec EODY au numéro suivant 210 52 12 054 Selon votre état de santé, le médecin traitant peut vous orienter vers l’hôpital de référence le plus proche. Quels sont les numéros utiles en Grèce ? en cas de doute sur l’état de votre santé Appelez votre médecin traitant Numéro vert d’information générale EODY en grec uniquement 1 1 3 5 - 24h/24 ou +30 2105212054 Organisme national de santé publique grec EODY +30 2105212054 Association des médecins de la région de l’Attique, numéro d’information +30 2142142000 Les médecins francophones en Grèce, liste de notoriété ☞ Consultez en ligne lien interne Numéro de téléphone de la Protection civile +30 2131510100 J’ai besoin d’information sur le coronavirus. Ou puis-je me les procurer ? En Grèce Site officiel des autorités des autorités sanitaires helléniques EODY Site officiel sur la situation sanitaire en Grèce de l’Office du Tourisme hellénique et pour en savoir plus sur les mesures prises en Grèce pour la protection contre COVID19 site en six langues dont le français. Numéro de téléphone de la Protection civile +30 2131510100 Un numéro de téléphone 1572 à quatre chiffres du ministère grec du Tourisme ou 1571 pour la Police touristique, en cas de problème notamment concernant l’hébergement ou la restauration. La ligne fonctionne du lundi au vendredi de 8h00 à 16h00. En France Site Conseils aux voyageurs - Nouveau Coronavirus, Covid-19 Site du "Gouvernement français" Site "Santé publique" Consultez les recommandations du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du Gouvernement français Site Conseils aux voyageurs - Dernière minute - Grèce Site Conseils aux voyageurs - Nouveau Coronavirus, Covid-19 Site du gouvernement français - Info coronavirus En Europe Plateforme européenne sur la situation dans l’ensemble des pays européens, par pays Re-open EU » J’ai des questions - je veux envoyer un message électroniqueΝos services répondront uniquement aux demandes concernant les voyages entre la Grèce et la France. Pour les autres provenances/destinations, veuillez vous adresser aux ambassades ou services consulaires des pays en question. Vous voudrez bien réserver vos éventuelles demandes d’information aux seules questions qui n’ont pas déjà de réponse dans cet article En raison du nombre très élevé de courriels, nos services ne sont pas en mesure d’apporter une réponse personnalisée à tous les messages. Nous vous remercions pour votre compréhension. Envoyer votre message En savoir plus Les différentes étapes du déconfinement en Grèce Rentrer en France Je reviens en France. Que dois-je savoir ? Les conditions de retour en France et les documents nécessaires pour entrer sur le territoire français ne sont pas forcement les mêmes que ceux exigés pour entrer en Grèce. Pour un voyage vers la France, la présentation d’un test RT-PCR ou antigénique rapide TAG négatif est obligatoire pour toutes les personnes non-vaccinées cf. site du ministère de l’intérieur français. Vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas ces documents. Vous devez également remplir et présenter une déclaration sur l’honneur attestant d’une absence de symptômes d’infection à la covid-19 et de contact avec un cas confirmé de covid-19. Les compagnies de transport sont responsables du contrôle des documents sanitaires. Pour la bonne préparation de votre retour en France, nous vous invitons à consulter l’article en ligne sur notre site COVID-19 vous rentrez en France ? Tout ce qu’il faut savoir » lien interne.Retrouvezl'heure en direct à Rhodes en Grèce. Décalage horaire Rhodes en Grèce et heure locale à Rhodes. Décalage horaire Rhodes +01h00 (Par rapport à la France) Décalage du fuseau horaire : +03h00 UTC/GMT. Fuseau horaire (Time zone) : Eastern European Summer Time Europe/Athens. Heure d'été : oui, +1h (Daylight Saving Time DST) Heure de Rhodes. Heure de
Jean-Christophe Giuliani Depuis le milieu des années 70, la France et l’ensemble des pays industrialisés sont confrontés à une crise, dont l’une des principales conséquences est la hausse du chômage. Étant donné que les économistes, les industriels et les politiques néolibéraux affirment que les principales causes du chômage sont la faiblesse de la croissance du PIB et le manque de compétitivité des entreprises françaises, pour créer des emplois, il suffirait donc de la relancer et de supprimer tous les freins à la compétitivité. Afin d’infirmer ou de confirmer ces affirmations, il m’apparaît nécessaire de commencer par identifier et par analyser les causes et conséquences du chômage. Les conséquences du chômage sont multiples et ne concernent pas que les demandeurs d’emploi. En effet, après avoir montré les conséquences du chômage pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un emploi », je présenterai ensuite celles qui concernent les salariés en poste, les chefs d’entreprises et la compétitivité des entreprises. Pour terminer, je tenterai d’évaluer le montant des coûts directs et indirects du chômage sur le budget de l’État. Se contenter d’étudier les conséquences du chômage sans en comprendre les causes ne permet pas de proposer des solutions capables d’en finir avec lui. Afin d’en appréhender les causes, je commencerai par étudier celles qui sont couramment avancées par le Medef et les néolibéraux. En m’inspirant de John Maynard Keynes, je poursuivrai ce travail en étudiant les causes et conséquences de la productivité horaire. En m’appuyant sur les données statistiques de l’Insee, je terminerai en présentant les enjeux du partage des bénéfices générés par ces gains. Ayant identifiés les enjeux et les causes du chômage, je serai en mesure de proposer des solutions adéquates pour en finir avec ce fléau. Le chômage est un fléau économique, politique et social qui concerne toutes les catégories socioprofessionnelles. Ces conséquences directes et indirectes concernent les demandeurs d’emploi, ainsi que les salariés en poste, les chefs d’entreprises et la compétitivité des entreprises. Les surcoûts financiers générés par le chômage et la peur du chômage contribuent également à creuser la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurance maladie. Quelles sont les conséquences directes du chômage ? Les conséquences directes du chômage sont multiples. Elles concernent le pouvoir d’achat et l’endettement des ménages, la rupture des liens sociaux et la perte de santé des demandeurs d’emploi. La perte de pouvoir d’achat La première conséquence du chômage est la perte du pouvoir d’achat et l’endettement des ménages. En se retrouvant au chômage, le salarié perd 25 % de son revenu, qui décroît en fonction de sa durée. En fin de droit, le chômeur ne perçoit plus que le RSA revenue de solidarité active. Si le ménage a souscrit à un emprunt immobilier et à des crédits à la consommation, cette perte de revenu peut conduire au surendettement. La cessation de payement des traites et des crédits déclenche une procédure de recouvrement, la saisie des biens et à terme, l’expulsion du logement. La perte du lien social La seconde est la perte du lien social. L’entreprise étant le principal lieu de socialisation du salarié, la perte d’un emploi s’accompagne de la perte du réseau et des liens professionnels qui permettent de se socialiser. La dévalorisation du statut de chômeur influence profondément l’image et l’estime que l’individu a de lui. Malgré le temps libre dont il dispose, le chômeur ne se sent pas digne d’en profiter pour expérimenter de nouvelles activités qui lui permettraient de créer de nouveaux liens sociaux. La honte qu’il ressent l’incite à s’isoler de sa famille et de ses amis. En se repliant sur lui, le chômeur perturbe l’équilibre de sa vie de famille. En 1987, Serge Paugam faisait apparaître que 43,5 % des hommes au chômage depuis 2 ans avaient vécu une rupture conjugale, contre 18,9 % pour ceux qui étaient actifs[14]. Pour toutes ces raisons, le chômage de longue durée apparaît comme l’une des principales causes de l’exclusion sociale. La santé physique et psychique des demandeurs d’emploi La troisième concerne la santé physique et psychique du chômeur. L’identité, le statut social et le sens de la vie d’un individu étant étroitement liés à la pratique quotidienne d’une activité professionnelle, le chômage de longue durée risque de provoquer un effondrement de sa personnalité et de son équilibre psychique. Ne disposant plus de repères temporels pour structurer son emploi du temps et le rythme de sa vie, le chômeur est confronté au désœuvrement, à l’angoisse et au vide existentiel. La discrimination associée au statut de chômeur peut également provoquer une dévalorisation de soi et donc, une perte d’estime de soi. La honte et la culpabilité qu’elle provoque s’accompagnent souvent d’un état de stress durable que l’individu ne peut pas éviter ou affronter. La fuite de ce vide et de cet état de stress peut conduire à des comportements violents ou compensatoires la consommation d’alcool ou de drogue ou des addictions jeux vidéo, télévision, Internet, sexe, etc…. En se prolongeant, cet état stressant et anxiogène peut provoquer des maladies plus ou moins graves, telles que l’insomnie, la dépression, le cancer, etc…, et parfois, conduire au suicide. Une étude de 1997 a montré qu’une augmentation de 3 % du taux de chômage pouvait provoquer une hausse du taux de suicide de 4,4 %[15]. Étant davantage soumis aux maladies cardio-vasculaires et rénales +50 %, le taux de mortalité d’un chômeur augmente en moyenne de 75 % par rapport à celui d’un actif[16]. Michel Lagrave cite une étude britannique qui affirme qu’une hausse de 1 million de chômeurs sur 5 ans provoque 50 000 décès et 60 000 cas de maladies mentales supplémentaires[17]. Ces conséquences incitent davantage les chômeurs à retrouver rapidement un emploi qu’à profiter des allocations chômages et du temps libre. Après avoir présenté les conséquences directes, il est nécessaire de présenter les indirectes. Quelles sont les conséquences indirectes du chômage ? Les conséquences indirectes du chômage concernent la hausse de la délinquance, les salariés en poste, la compétitivité des entreprises et la santé des dirigeants d’entreprises. La hausse de la délinquance et de la criminalité La première conséquence indirecte concerne la hausse de la délinquance et de la criminalité. La plupart des condamnés pour vols, trafics ou violences cumulent la précarité et l’exclusion sociale liées au chômage. Une étude publiée en 2000 montrait qu’un détenu sur sept n’a jamais exercé d’activité professionnelle et qu’un sur deux est ou a été ouvrier, contre un sur trois dans l’ensemble de la population[18]. Confronté à la difficulté de trouver un emploi, un jeune issu de milieux défavorisés peut donc facilement basculer dans la délinquance. Il existerait également une corrélation entre la hausse du chômage et celle de la délinquance. Aux États-Unis, une étude a montré qu’une hausse de 10 % du chômage provoque une hausse de 4 % des arrestations, de 6 % des incarcérations, de 3,4 % des crimes économiques et de 0,8 % des crimes violents. Une hausse de 1 million de chômeurs sur 5 ans est à l’origine de 14 000 condamnations pénales supplémentaires[19]. Le chômage étant la principale cause de la délinquance, au lieu d’augmenter le nombre de prisons, les pouvoirs publics devraient plutôt enrayer la hausse du chômage. L’impact du chômage sur les salariés en poste La seconde conséquence concerne l’impact du chômage sur les salariés en poste. Il n’y a pas que les chômeurs qui sont concernés par la hausse du chômage. Elle concerne également tous les salariés qui ont la chance d’avoir un emploi ». La hausse du chômage entretient un climat d’insécurité dans l’esprit des salariés qui ont peur de perdre leurs emplois. Pour éviter de se retrouver au chômage, en fonction de son niveau hiérarchique, le salarié peut utiliser de multiples stratégies d’évitement se soumettre aux ordres, contribuer au sale boulot »[20], accepter la dégradation de ses conditions de travail, entrer en compétition avec ses collègues et ne pas s’impliquer dans des revendications sociales collectives. La peur du chômage empêche les mouvements sociaux de se mobiliser pour lutter contre la dégradation des conditions de travail la stagnation des salaires, la flexibilité, la réforme du Code du travail, la casse du système social, etc… Ce comportement de soumission provoque un état de stress qui a des répercussions sur la santé physique et psychique des salariés. En acceptant de contribuer au sale boulot », d’intensifier son rythme de travail, l’insécurité d’un emploi précaire, le harcèlement d’un petit chef, la flexibilité, des objectifs inatteignables, des horaires irréguliers et imprévisibles incompatibles avec une vie sociale et familiale, etc…, les salariés s’exposent à des situations de stress et à des risques psychosociaux. En reprenant les quatrième et sixième enquêtes européennes sur les conditions de travail dans l’Union européenne, un rapport de l’Organisation internationale du Travail OIT estimait que 40 millions de personnes étaient affectées par le stress lié au travail[21]. Tandis que 36 % déclaraient travailler dans des délais très courts, 33 % déclaraient travailler à une cadence élevée. Ce même rapport indiquait, d’une part, qu’un travailleur sur six, soit 16 %, avait été confronté à un comportement social hostile violence physique, harcèlement sexuel et harcèlement, et, d’autre part, que 80 % des cadres s’inquiétaient du stress lié au travail, et que près d’un sur cinq considéraient la violence et le harcèlement comme un problème majeur. Quels que soient leurs niveaux hiérarchiques, à cause du stress lié au travail, de plus en plus de salariés sont sujets à des fatigues, à des maux de tête ou d’estomac, à des troubles du sommeil et de l’humeur, à des comportements addictifs alcool, drogues, jeux, shopping, sexe, surtravail, etc… et à des états anormaux d’agitation et d’angoisse accompagnés d’une diminution de la lucidité et d’un rétrécissement de la pensée. En se prolongeant dans le temps, l’exposition à un état de stress durable provoque des problèmes de santé physique maladies cardio-vasculaires, accident vasculaire cérébral AVC, troubles musculo-squelettiques TMS, hypertension artérielle, ulcères, cancers, etc… et psychique anxiété, fatigue chronique, dépression, Burn-out, tentatives de suicide, etc…. Les troubles musculo-squelettiques et psychiques constituent les pathologies à caractère professionnelles les plus fréquentes. À eux seuls, les TMS, qui ont augmenté de 17 % par an en dix ans, représentaient 74 % des déclarations des maladies professionnelles en 2008[22]. Afin d’aider les salariés à poursuivre leur travail, les médecins généralistes prescrivent toujours plus d’antidépresseurs. En 2000, 24,5 % de la population française a bénéficié du remboursement d’un médicament psychotrope[23]. La hausse de la consommation de psychotropes est le révélateur d’un malaise social profond qui ne cesse de progresser. Au lieu d’en prescrire toujours plus, il serait plus judicieux d’en finir avec le chômage qui est la principale cause du stress au travail. Les problèmes de santé physique et psychique concernent également les dirigeants d’entreprises. Une étude, réalisée en 2010 par TNS Sofres auprès de 800 dirigeants de PME, révélait que 63 % déclaraient être stressés et que 34 % d’entre eux souffraient de problèmes de santé liés au travail[24]. L’impact du chômage sur la compétitivité des entreprises La troisième conséquence concerne la compétitivité des entreprises. L’absentéisme, la rotation du personnel et la baisse de la productivité liés au stress au travail ont également des répercussions sur la performance des entreprises. En 2001, une étude estimait que 30 % des arrêts maladie étaient directement liés au stress[25]. Aux États-Unis, l’absentéisme est responsable de plus de la moitié des 550 millions d’heures de travail perdues dans le secteur privé[26]. Une étude de 2013 financée par l’Union européenne estimait que le coût du stress lié au travail s’élevait à 514 milliards € par an pour les entreprises européennes l’absentéisme et le présentéisme représentaient 272 milliards € et la perte de productivité était estimée à 242 milliards €[27]. En France, le coût du stress était estimé entre 1,9 et 3 milliards € pour les entreprises en 2007[28]. Une étude britannique réalisée en 2007 par le Sainsbury Centre for Mental health estimait que le coût du stress, de l’anxiété et de la dépression s’élevait pour les employeurs à 1 220 € par employé et par an 710 € était imputable au présentéisme, 400 € à l’absentéisme et 110 € à la rotation du personnel[29]. À ces coûts, il faut ajouter les risques psychosociaux liés au manque de perspective d’évolution, à l’accroissement des tensions interpersonnelles, ainsi qu’à l’absence d’implication et de communication au sein des équipes de travail, qui ont également un impact sur la performance des entreprises. Au lieu d’attribuer la perte de compétitivité des entreprises au coût trop élevé du travail, à la rigidité du Code du travail et à la réduction du temps de travail, le Medef devrait encourager la mise en œuvre de politiques salariales qui amélioraient la qualité de vie et le bien-être des salariés sécuriser les parcours professionnels, aménager des horaires plus stables compatibles avec une vie privée, alléger les charges de travail en la répartissant et réduire le temps de travail. En permettant d’augmenter la productivité et la qualité du travail, ces mesures contribueraient à favoriser la compétitivité des entreprises et donc, à créer des emplois. Le chômage et la peur du chômage ne concernent pas que les salariés et les entreprises, ils concernent également le budget de l’État. Quelles sont les conséquences du chômage sur le budget de l’État ? La hausse du chômage a également des répercussions sur le budget de l’État. En provoquant à la fois une hausse des dépenses et une baisse des recettes fiscales, l’augmentation du chômage contribue à creuser la dette publique. Afin d’en calculer le coût, il est nécessaire de prendre en compte les coûts directs et indirects. Quels sont les coûts directs du chômage ? En France, les coûts directs du chômage sont estimés à 6 % du PIB[30]. Ils concernent, d’une part, l’augmentation des allocations chômage et des dépenses de gestion administrative allouées à Pôle emploi, et, d’autre part, la baisse des cotisations versées à l’Urssaf et aux caisses de retraite, ainsi que celle des recettes fiscales de l’État et des collectivités locales. Ils comprennent également les diverses aides, que l’État accorde aux entreprises pour créer des emplois. Le coût global annuel des allocations chômage reviendrait à 45 milliards € l’allocation versée par l’Unédic aux 2,4 millions de chômeurs coûterait un peu plus de 33,5 milliards € et la prime pour l’emploi versée par la caisse d’allocation familiale CAF à 1,35 million de personnes reviendrait à environ 11,8 milliards €[31]. À ce montant, il est nécessaire d’ajouter 83 milliards € consécutifs à des coûts supplémentaires, à des baisses de cotisations et à des pertes de recettes fiscales l’Unédic pour 34,8 milliards €, la sécurité sociale pour 25,7 milliards € et l’État et les collectivités locales pour 22,4 milliards €[32]. À cela, il faut ajouter 10 milliards € alloués au dispositif du RSA[33]. Pour finir, il est également nécessaire d’ajouter les 36 milliards € d’aides accordées aux entreprises pour créer des emplois 16 milliards € concernent le Crédit Impôt Compétitivité Emploi CICE[34] et 20 milliards € le Pacte de responsabilité et de solidarité[35]. Le cumul approximatif des coûts directs liés au chômage s’élèverait donc à environ 174 milliards € par an. En 2013, le total des recettes nettes du budget général de la France s’élevait à 312 milliards €[36] et le montant du PIB à 2 113 milliards €[37]. Puisque le coût direct du chômage s’élevait à 174 milliards €, il représentait 55,8 % du budget de l’État et 8,2 % du PIB. Quels sont les coûts indirects du chômage ? Les coûts directs n’intègrent pas les coûts indirects liés aux conséquences sociales du chômage. En effet, l’augmentation, d’une part, de la délinquance et des incarcérations, et, d’autre part, des maladies liées au chômage et à la peur du chômage, provoque une hausse des dépenses qui creusent la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurance maladie. Selon une étude canadienne datant de 1996, si le taux de chômage atteignait 10,4 % de la population, son coût indirect évoluerait entre 5 % et 12 % du PIB[38]. S’il atteignait 12 %, ce coût représenterait 253 milliards €, soit 81 % des recettes fiscales de l’État. En effet, pour réparer les dégâts provoqués par la hausse du chômage, le gouvernement doit augmenter le budget des ministères du Travail et de l’Emploi, des affaires sociales, de la santé, de la justice et de l’intérieur. L’augmentation de la délinquance provoque la hausse des dépenses des ministères de la Justice et de l’Intérieur. Engorgé par l’accroissement des infractions et des délits, le ministère de la Justice doit augmenter ses effectifs et les moyens octroyés à l’appareil judiciaire pour assurer son fonctionnement. Pour maintenir l’ordre et la sécurité, le ministère de l’Intérieur doit augmenter ses effectifs et les moyens alloués à la police. Le surpeuplement des prisons consécutif à l’augmentation de la délinquance oblige le gouvernement à en construire de nouvelles et à embaucher du personnel pénitencier. Une étude publiée en 2010 par l’économiste Jacques Bichot estimait que les dépenses liées à la délinquance pouvaient être estimées à plus de 115 milliards d’euros par an[39], soit 7,5 % du PIB. La hausse du chômage et le stress lié à la peur du chômage provoquent également l’augmentation des dépenses de santé. Une étude de 2013 financée par l’Union européenne estimait le coût des dépressions liées au travail supporté par les systèmes sociaux des États européens à 102 milliards € le coût des soins de santé représentait 63 milliards € et les prestations sociales versées sous la forme d’allocations s’élevaient à 39 milliards €[40]. En France, l’augmentation des pathologies psychiques et de la consommation de psychotropes représentaient 22,6 milliards, soit 16 % des dépenses de santé en 2011[41]. La hausse des coûts destinés à prendre en charge les maladies physiques et psychiques liées au chômage et à la peur du chômage contribuent à creuser le déficit de la caisse d’assurance maladie au profit des industries pharmaceutiques et de la santé. Au lieu d’attribuer le déficit de la caisse d’assurance maladie à la mauvaise gestion des partenaires sociaux, il apparaît plus judicieux de l’attribuer à la hausse du chômage. Le meilleur moyen de réduire le déficit de cette caisse n’est donc pas de limiter les conditions d’accès aux arrêts-maladie, de baisser le taux de remboursement des médicaments et des honoraires des médecins, mais de procurer un emploi sécurisé et stable aux 7 millions d’actifs sans emploi. Bien que ces chiffres aient été contestés par les pouvoirs publics, en 1998, Jacques Nikonoff avait estimé le cumul des coûts directs et indirects du chômage à 13 % du PIB[42]. En prenant uniquement en compte les 174 milliards € de coûts directs et les 115 milliards € de coûts indirects liés à l’augmentation de la délinquance, le cumul de ces dépenses aurait abouti à 289 milliards €, soit 13,7 % du PIB en 2013. En augmentant les dépenses de santé, ainsi que le budget des ministères du Travail et de l’Emploi, des affaires sociales, de la justice et de l’intérieur, la hausse du chômage creuse la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurances maladie sans améliorer la qualité de vie et le bien-être de la population. Au lieu de proposer des solutions capables d’en finir avec le chômage, la principale préoccupation des gouvernements français et européens, de la commission européenne, du FMI et des agences de notation Modys, Standar & Poor, etc… est de réduire la dette publique des États. Pour la réduire, les mesures préconisées sont les suivantes augmenter l’âge du départ à la retraite, baisser le montant des retraites, réduire les effectifs de la fonction publique, supprimer le salaire minimum, plafonner le salaire des fonctionnaires, réduire l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales patronales, supprimer l’impôt sur la fortune ISF, privatiser les services publics santé, transport, éducation, poste, eau, énergie, etc…, etc… Le cas de la Grèce met en évidence l’incohérence de cette politique dictée par une doctrine idéologique. En provoquant une récession économique, le plan d’austérité augmente le nombre de demandeurs d’emploi qui se traduit par une baisse des recettes fiscales et une augmentation des dépenses qui contribuent à creuser la dette publique. Ce n’est donc pas la réduction des effectifs des services publics éducation, hôpitaux, impôts, etc… ou des dépenses culturelles et sociales, mais la suppression du chômage qui est la stratégie la plus efficace pour réduire la dette publique. Avant de proposer des solutions pour en finir avec le fléau économique, politique et social des 7 millions d’actifs sans emploi, il apparaît indispensable d’en comprendre les causes. 2ème Partie Quelles sont les causes du chômage ? Les causes de la hausse du chômage sont multiples. Tandis que pour le Medef et les néolibéraux, elles sont dues à la faiblesse de la croissance du PIB et au manque de compétitivité des entreprises, pour John Maynard Keynes, elles sont dues au progrès technique. Afin d’appréhender chacune de ces affirmations, je propose d’étudier, d’une part, celles du Medef et des néolibéraux, et, d’autre part, les causes et les conséquences des gains de productivité et les enjeux du partage de la valeur ajoutée générée par ces gains. Les causes du chômage du Medef et des néolibéraux. Le Medef et les néolibéraux affirment que les principales causes de la hausse du chômage sont, d’une part, la faiblesse de la croissance du PIB, et, d’autre part, le coût du travail, la rigidité du Code du travail, l’inadéquation entre l’offre et la demande et la réduction du temps de travail qui seraient un frein à la compétitivité des entreprises. Afin d’infirmer ou de confirmer ces affirmations, il m’est apparu nécessaire d’étudier chacun de ces freins et de comparer l’évolution du taux de croissance du PIB avec la richesse produite par le PIB. Le coût trop élevé du travail serait-il la cause du chômage ? Pour le Medef et les néolibéraux, la première cause du chômage est le coût du travail rémunération + charges sociales patronales. En effet, comme ils seraient trop élevés, le Smic et le coût du travail apparaissent comme un frein à la compétitivité des entreprises et donc, à la création d’emplois. Pour eux, le marché de l’emploi idéal serait celui où le taux horaire du travail serait fixé librement entre les acteurs en fonction de la loi du marché dite de l’offre et de la demande ». Si l’offre d’emploi est plus importante que la demande, le taux horaire augmente pour inciter les salariés à travailler. Par contre, si l’offre est plus faible que la demande, le taux horaire baisse, ou plutôt, s’ajuste en fonction de l’offre. Étant donné qu’en 2013 le taux de chômage officiel de la France était de 9,8 %, la demande d’emploi était plus importante que l’offre. Pour rétablir l’équilibre sur le marché de l’emploi et donc, créer les conditions du plein emploi, il aurait suffi de supprimer le Smic qui apparaît comme un frein à la création d’emploi. En favorisant la réduction du coût du travail, la suppression du Smic aurait donc permis de créer des emplois. Si le coût du travail était la principale cause de la hausse du chômage, les pays qui ont le coût le plus élevé devraient avoir un taux de chômage plus élevé que ceux qui ont le plus bas. Le graphique ci-dessous présente le taux de chômage des pays de la zone euro en fonction du coût horaire moyen d’une heure de travail en 2012. – Sources Enquêtes quadriennales du coût de la main-d’œuvre ECMO, enquête 2012 prolongée par les indices trimestriels du coût de la main-d’œuvre d’Eurostat[43]. – Source Le Monde, Nouveau record de chômage en zone euro à 11,8 %[44]. Ce graphique fait apparaître qu’en 2012, les pays européens qui avaient le coût horaire moyen de l’heure de travail le plus élevé Belgique 40,14 €, Allemagne 31,93 € et Pays-Bas 32,17 € avaient le taux de chômage le plus bas 7,4 %, 5,4 % et 5,6 %. À l’inverse, ceux qui avaient le plus bas Grèce 18,85 €, Espagne 20,92 € et Portugal 12,91 € avaient le taux le plus élevé 26 %, 26,6 % et 16,3 %. Cette analyse met en évidence qu’il n’y a pas forcément de corrélation entre le coût du travail et le taux de chômage. Si c’était le cas, la Grèce, l’Espagne et le Portugal auraient un taux de chômage moins élevé que la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Puisque le coût du travail n’est pas en cause, il apparaît nécessaire de s’intéresser à la rigidité du Code du travail. La rigidité du Code du travail serait-elle la cause du chômage ? La seconde cause de la hausse du chômage serait la rigidité du Code du travail. Pour le Medef et les néolibéraux, le marché de l’emploi idéal est celui où un employeur serait totalement libre d’embaucher ou de licencier un salarié en fonction du rythme de son activité. Les procédures de licenciement de la France étant relativement contraignantes et coûteuses, la réglementation du travail apparaît comme un frein à la compétitivité des entreprises et donc, à la création d’emplois. Si la procédure de licenciement était plus simple, plus rapide et moins onéreuse, les entreprises préféraient embaucher des salariés en CDI plutôt qu’en CDD et en intérim. Comme les règles, qui encadrent les procédures de licenciement, sont les principales responsables de la hausse du chômage, les pays qui ont un haut niveau de protection du travail devraient avoir un taux de chômage élevé. Or, une fois de plus, ce n’est pas le cas. En effet, malgré le fait que les Pays-Bas, la Belgique et la Suède disposent d’une réglementation du travail qui protège les salariés, le taux de chômage de ces pays est plus faible que celui de la France. Puisque ce n’est pas la rigidité du Code du travail qui expliquerait la hausse du chômage, est-ce que ce serait l’inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi ? L’inadéquation entre l’offre et la demande serait-elle la cause du chômage ? La troisième cause du chômage serait l’inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi. Le Medef annonce régulièrement que 200 000 offres d’emplois seraient non pourvues. Les secteurs d’activités qui auraient des difficultés à trouver du personnel sont ceux de la restauration, de l’hôtellerie, des services aux entreprises et des services aux particuliers. Les emplois difficiles à pourvoir seraient ceux d’agents d’entretiens, d’aides à domicile, d’employés de maison, d’aides-soignants, de serveurs, de plongeurs et d’aides-cuisiniers, etc… Ces emplois sont souvent payés au Smic, ont des horaires à temps partiel subi », n’exigent pas de qualification et n’offrent pas de perspective d’avenir. Si les employeurs de ces secteurs d’activité ont réellement du mal à trouver du personnel, au non de la loi dite de l’offre et de la demande », ils n’auraient qu’à rendre ces emplois plus attractifs en proposant des rémunérations et des conditions de travail plus élevé que dans les autres secteurs d’activités. Au lieu de revaloriser ces emplois, le Medef dénonce les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi qui rendraient le chômage plus attractif que le travail. L’allocation d’aide au retour à l’emploi étant trop généreuse, il serait responsable d’un déséquilibre sur le marché de l’emploi et donc, de la hausse du chômage. Comme ce n’est pas l’inadéquation entre l’offre et la demande, est-ce que ce serait la réduction du temps de travail ? La réduction du temps de travail serait-elle la cause du chômage ? Le Medef et les néolibéraux affirment que c’est la réduction du temps de travail, et notamment les 35 heures, qui seraient responsables de la hausse du chômage. La France étant inscrite dans la mondialisation, les 35 heures apparaissent comme un frein à la compétitivité et donc, à la création d’emploi. Pour créer des emplois, ils proposent d’abroger les 35 heures et d’augmenter le temps de travail. Afin de valider ou d’infirmer ces affirmations, je propose de comparer l’évolution du taux de chômage de l’Insee avec celle de la durée moyenne et légale du temps de travail hebdomadaire. Pour calculer la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire, j’utiliserai l’équation suivante – Soit, VHTb est le volume total heures travaillées par branche 40 271 480 379 heures[45]. – , PAe est la population active occupe emploi temps plein 25 589 586 hab[46]. – , S est le nombre semaines annuelles 52 semaines. – , Cp est le nombre semaines congés payés 5 semaines. – , DMh est la durée moyenne temps travail hebdomadaire En 2013, les 40,2 milliards d’heures de travail étant répartis entre les 25,5 millions d’actifs à temps plein, la durée moyenne du temps de travail annuel était de 1 574 heures. Comme les heures étaient réparties sur 47 semaines, la DMh était de 34 heures. Le graphique ci-dessous compare la courbe de la durée moyenne et légale du temps de travail hebdomadaire avec celle du taux de chômage de l’Insee de 1950 à 2013. – Source Insee, T302 Chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT, par sexe et par tranche d’âge quinquennal et regroupé, en moyenne annuelle, donnée de 1975 à 2013 – Source Insee, T306, chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT selon l’ancienne définition, par sexe et âge regroupé, en fin de trimestre donnée 4e trimestre de 1968 à 1974, Op-Cit. – Source Insee, Volume total d’heures travaillées par branche. – Source Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein. L’analyse de ce graphique fait apparaître que plus l’écart entre la durée moyenne et légale du temps de travail diminue, plus le chômage augmente. Il augmente d’autant plus lorsque la durée moyenne est inférieure à la durée légale. En 1968, tandis que la durée moyenne était 45 heures, la durée légale était de 40 heures. L’écart étant de 5 heures en faveur de la durée moyenne, le taux de chômage était de 2,5 %. En 1975, l’écart étant de 1 heure, le taux de chômage était de 4,4 %. En 1994, étant donné que l’écart était de 3 heures en faveur de la durée légale, le taux de chômage était de 10,2 %. Il faudra attendre la loi sur les 35 heures de 1998 pour que la durée moyenne soit à nouveau supérieure de 1 heure à la durée légale pendant 3 ans. Grâce aux 35 heures, de 1997 à 2001 le taux de chômage est passé de 10,3 % à 7,4 %. Maintenir un écart de 7 heures en faveur de la durée moyenne apparaît donc comme une solution envisageable pour enrayer la hausse du chômage. À partir de cette analyse, il est possible d’affirmer que pour en finir avec le chômage, les 35 heures auraient dû être mises en place en 1973, les 32 heures en 1981 et les 24 heures en 1998. À l’inverse de ce qu’affirment le Medef et les ultralibéraux, ce n’est donc pas la réduction du temps de travail, mais le fait de ne pas avoir réduit sa durée légale, qui est la cause du chômage. Puisque ce n’est pas la réduction du temps de travail, est-ce que ce serait la faiblesse de la croissance du PIB ? La faiblesse du taux de croissance du PIB serait-elle la cause du chômage ? La faiblesse du taux de croissance est souvent présentée comme la principale cause de la hausse du chômage. Sa relance apparaît donc comme la seule solution envisageable pour en inverser la courbe. Afin de valider ou d’infirmer cette affirmation, je propose de comparer l’évolution du taux de croissance du PIB et du taux de chômage avec la valeur du PIB de 1950 à 2013. – Source Insee, Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, – Source Insee, T302 Chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT, par sexe et par tranche d’âge quinquennal et regroupé, en moyenne annuelle, donnée de 1975 à 2013 – Source Insee, T306, chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT selon l’ancienne définition, par sexe et âge regroupé, en fin de trimestre donnée 4e trimestre de 1968 à 1974[47]. L’analyse de ce graphique fait apparaître que le PIB n’a pas cessé d’augmenter malgré la baisse de son taux de croissance. De 1950 à 2013, le PIB est passé de 15,5 à 2 113 milliards €, soit 136 fois plus de valeurs. Même si le taux de croissance de 2013 était seulement de 1,1 %, la valeur ajoutée générée entre 2012 et 2013 était 10,3 fois plus élevée que celle de 1950 qui avait pourtant connu un taux de 17,3 %. En effet, entre 1949 et 1950 la valeur générée était de 2,2 milliards € et entre 2012 et 2013 de 22,6 milliards €. À taux de croissance égale, tandis qu’en 1950 1 % générait 132 millions €, en 2013, il en générait 20,9 milliards €, soit 157 fois plus de richesse. En ce qui concerne le taux de chômage, l’analyse de ce graphique montre que sa hausse est inversement corrélée au taux de croissance du PIB. En effet, de 1969 à 2013, tandis que le taux de chômage passait de 2,2 % à 9,9 %, soit une hausse de 7,7 points, le taux de croissance du PIB passait de 15 % à 1,1 %, soit une baisse de 13,9 points. Puisqu’elles font partie des 30 glorieuses, les 24 années qui s’étendent de 1949 à 1973 sont souvent présentées comme une période de forte croissance et de plein emploi le taux de croissance du PIB était de 1 260 % et le taux de chômage était de 2,7 % en 1973. En comparaison, durant les 39 années qui s’étendent de 1974 à 2013, le taux de croissance a progressé de 906 %, soit une baisse de 354 points, et le taux de chômage comprenait 9,8 % de la population active en 2013. Pourtant, tandis que le cumul de la valeur du PIB générée entre 1949 à 1973 était de 167 milliards €, celui généré entre 1974 à 2013 était de 1 933 milliards €, soit 11,6 fois plus de richesses. Entre 1972 et 1973, il a fallu un taux de croissance de 14,7 % pour générer un PIB de 23 milliards €. Entre 2012 et 2013, il a seulement fallu 1,1 % pour générer 22,6 milliards €. Malgré un écart de 13,6 points de croissance, l’écart de richesse produit était seulement de 400 millions €. Si la richesse créée par le PIB avait expliqué la hausse du chômage, le taux de chômage de 1973 aurait dû être plus important que celui de 2013. Or, ce n’est pas le cas. Cette analyse confirme que la hausse du chômage n’est pas due à la croissance de la richesse générée par le PIB, mais à la faiblesse de son taux de croissance. Puisque le coût du travail, la rigidité du Code du travail, l’inadéquation entre l’offre et la demande, la réduction du temps de travail et la richesse produite par le PIB ne sont pas responsables de la hausse du chômage, il m’est apparu pertinent de me demander si ce n’était pas les gains de productivité qui en seraient la cause. Les gains de productivité seraient-ils la cause du chômage ? L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi n’étant pas corrélée à la croissance du PIB, mais à son taux de croissance, pour en comprendre les causes, il est nécessaire d’identifier les liens qui unissent le taux de croissance du PIB à la hausse du chômage. En 1930, John Maynard Keynes affirmait que le progrès technique était responsable de la hausse du chômage. Nous sommes atteints d’un nouveau mal, dont certains lecteurs ne connaissent peut-être pas encore le nom – le chômage technologique. Il désigne le chômage causé par la découverte de procédés nouveaux qui économisent la main-d’œuvre alors que la découverte de nouveaux débouchés pour celle-ci s’avère un peu plus lente. »[48] Afin d’appréhender ce lien, je propose d’étudier les causes, les modes de calcul et les conséquences des gains de productivité. Quelles sont les causes des gains de productivité ? Les gains de productivité sont générés par le progrès technique et l’organisation du travail. Ces innovations provoquent une transformation des moyens et des méthodes de production, des produits, des marchés et des structures de l’économie. Le premier secteur d’activité qui a bénéficié des gains de productivité est celui de l’agriculture. Le progrès des outils de production agricole tracteurs, charrues, moissonneuses-batteuses, etc… a permis de réduire la durée du travail et le nombre d’ouvriers agricoles. Ces gains ont libéré la main-d’œuvre indispensable à l’essor de l’industrie et des services marchands. En permettant de produire plus avec moins de temps de travail et de main-d’œuvre, le progrès des outils de production industrielle usines numériques, robots, etc… a généré d’importants gains de productivité. L’introduction des robots a permis de remplacer les ouvriers spécialisés OS par des techniciens qualifiés chargés de la maintenance et de l’entretien des machines. L’exemple de l’entrepris Solarwatt illustre le lien entre le progrès des outils de production et les gains de productivité. L’évolution des technologies de l’information et de la communication TIC les ordinateurs, les téléphones mobiles, la visioconférence, les logiciels de traitement de l’information ERP, CAO, FAO, CGDT, etc… et les réseaux de circulations de l’information semi-conducteurs, puces RFID, Internet, etc… ont permis d’accélérer la circulation, la collecte et le traitement de l’information. Le progrès des moyens de transport voiture, train, avion, cargo, tanker, etc… et des infrastructures autoroute, port, aéroport, ligne à grande vitesse, gazoduc, etc… ont permis d’accélérer la circulation des voyageurs, des salariés, des matières premières et des marchandises au niveau local, national et mondial. Tandis que les TIC permettent de réduire la durée et le coût de la circulation de l’information, les moyens de transport modernes réduisent ceux des transports de marchandises. En se cumulant avec la suppression des droits de douane, qui ont débuté avec les accords du GATT[49] Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, ces baisses de coûts ont favorisé les échanges internationaux, la mondialisation de l’économie et la délocalisation des entreprises. Les gains de productivités sont également dus aux multiples méthodes d’organisation du travail Taylorisme, Fordisme, Toyotisme, Lean management[50], KAIZEN[51], méthode projet, etc…, qui donnent aux consultants en organisation les moyens de restructurer la production et les services. Le Toyotisme, qui consiste à produire à flux tendu et à limiter les stocks à zéro, nécessite l’intégration et la synchronisation des outils de production, des systèmes de suivis et de traitement de l’information et de la logistique. En se combinant, le progrès technique et l’organisation du travail permettent d’augmenter la productivité horaire des entreprises. Comment calculer la productivité horaire ? La productivité mesure le rapport entre une production et la quantité de facteurs capital, effectifs et heures de travail mis en œuvre pour la réaliser. Elle peut mesurer la productivité physique du travail, la productivité du capital, la productivité du travail et la productivité horaire du travail. –La productivité physique du travail mesure la quantité produite par une unité de facteur. Par exemple, il est possible de calculer le rendement d’un salarié nombre de pièces réalisées par un salarié pendant une heure de travail ou d’une machine nombre de pièces réalisées par une machine pendant une heure. Si 100 salariés produisent 10 000 pièces, la productivité du travail sera de 10 000/100 = 100 pièces par salarié. Chaque salarié produit en moyenne 100 pièces. –La productivité du facteur capital mesure la valeur ajoutée VA générée par 1 € investi. Par exemple, si un capital de 10 000 € génère une VA de 100 000 €, la productivité du capital sera de 100 000/10 000 = 10 €. Chaque euro investi génère en moyenne 10 € de valeur ajoutée. –La productivité du travail mesure la valeur ajoutée produite par un salarié. Par exemple, si 100 salariés génèrent 100 000 € de VA, la productivité du travail sera de 100 000/100 = 1 000 € par salarié. Chaque salarié génère en moyenne 1 000 € de valeur ajoutée. – La productivité horaire du travail mesure la VA générée par le nombre d’heures de travail. Par exemple, si 5 000 heures de travail génèrent 100 000 €, la productivité horaire du travail sera de 100 000/5 000 = 20 € de l’heure. Chaque heure de travail, génère en moyenne 20 € de VA. – La productivité horaire du travail effectifs x durées moyennes travail mesure la valeur ajoutée générée par le nombre d’heures de travail. Par exemple, si 100 salariés, qui travaillent en moyenne 50 heures, génèrent une valeur ajoutée de 100 000 €, la productivité horaire du travail sera de 100 000/100 x 50 = 20 € par heure de travail. Chaque heure de travail d’un salarié génère en moyenne 20 € de valeur ajoutée. Puisqu’elle permet de mesurer la performance d’un salarié, d’un atelier, d’une entreprise ou d’un pays, la productivité est un indicateur majeur de l’économie. Le graphique ci-dessous compare le taux de croissance de la productivité horaire avec celle de 1 heure de travail de 1950 à 2013. – Source Insee, Volume total d’heures travaillées par branche, comptes nationaux, h – Source Insee, Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l’année précédente chaînés[52], VA. L’analyse de ce graphique fait apparaître que de 1950 à 2013, tandis que la valeur ajoutée moyenne générée par 1 heure de travail passait de 5,9 € à 46,1 €, le taux de croissance des gains de productivité passait de 9,1 % à 0,5 %. Le taux de croissance étant inférieur de 8,4 points, la VA générée par 1 heure de travail entre 2012 et 2013 était de 0,23 €, soit 2,1 fois moins élevée que celle générée entre 1949 et 1950 qui était de 0,49 €. Pourtant, à taux de croissance égale, tandis qu’en 1950 1 % de croissance générait 0,06 € de VA, en 2013, il en générait 0,46 €. En 2013, comme une heure de travail génère en moyenne 7,8 fois plus de valeur qu’en 1950, la productivité horaire peut avoir un impact sur la création ou la destruction d’emplois. Après avoir présenté les causes, les modes de calcul et l’évolution de la productivité horaire, je propose d’en étudier les conséquences. Quelles sont les conséquences de la productivité horaire ? En se combinant, le progrès technique et l’organisation du travail permettent de réduire le nombre d’heures de travail et de salariés affectés à une tâche. L’exemple de l’usine de production Alpha illustre les liens qui unissent le progrès technique et l’organisation du travail avec le nombre d’heures de travail et les effectifs d’une entreprise. En 1950, l’usine Alpha produisait 10 voitures 5 A et 5 B avec 40 salariés et 100 heures de travail. En 2013, les dirigeants de l’usine Alpha ont investi dans l’outil de production robots et machines numériques et fait appel à des consultants en organisation pour restructurer l’entreprise. Suite aux investissements et à la restructuration, l’usine Alpha produisait 100 voitures 50 A et 50 B avec 20 salariés et 50 heures de travail. Ayant besoin de 2 fois moins de temps et de salariés pour produire 10 fois plus de voitures, le progrès technique et l’organisation du travail lui ont permis de générer d’importants gains de productivité. Cet exemple fictif, qui montre que la hausse de la productivité contribue à la baisse des effectifs, est confirmé par les données statistiques de l’Insee. Les graphiques ci-dessous comparent le taux de croissance de la productivité horaire avec le taux de croissance des effectifs par branches de 1950 à 2012. – Source Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, – Source Insee, Volume total d’heures travaillées par branche, comptes nationaux, – Source Insee, Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l’année précédente chaînés, Op-Cit. Ces graphiques font apparaître le lien qui unit le taux de croissances de la productivité horaire d’une branche d’activité avec l’évolution de ses effectifs. Plus le taux de croissance est élevé, plus les effectifs diminuent. En effet, de 1950 à 2012, tandis que la productivité horaire de l’agriculture passait de 0,6 € à 19,3 € de l’heure, soit un taux de croissance de 3 131 %, les effectifs de cette branche d’activité passaient de 5,4 millions à 760 000 personnes, soit une baisse de 86,2 %. Ces données statistiques montrent que l’effondrement des effectifs de la branche agricole est pour l’essentiel dû aux gains de productivité. Sur la même période, tandis que la productivité de l’industrie passait de 3,5 € à 54,3 €, soit une hausse de 1 469 %, les effectifs de cette branche passaient de 4,7 à 3 millions de personnes, soit une baisse de 35,8 %. Les destructions d’emploi de la branche industrielle sont dues, pour une part aux gains de productivité, et pour une autre part, aux délocalisations des activités à faible valeur ajoutée textile, équipement électrique, etc… dans des pays émergents Chine, Bangladesh, Turquie, etc… où le coût et le droit du travail ne sont pas aussi élevés et contraignants qu’en France. Ces délocalisations sont favorisées par la suppression des taxes douanières, les TIC et les moyens de transport modernes. À l’inverse, plus le taux de croissance de la productivité est faible, plus la branche crée d’emplois. En effet, de 1950 à 2012, tandis que la productivité horaire des services marchands passait de 9,6 € à 51,8 €, soit une hausse de 471 %, les effectifs de cette branche passaient de 5,1 à 13,5 millions de personnes, soit une hausse de 164 %. En ce qui concerne les services non marchands santé, éducation, services sociaux, etc…, tandis que la productivité passait de 17 € à 38,6 €, soit une hausse de 133 %, les effectifs passaient de 3 à 7,9 millions de personnes, soit une hausse de 161 %. Le faible taux de croissance de la productivité des services marchands et non marchands explique l’apparition du Lean management. Puisque les emplois d’infirmières, d’aides-soignantes, de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, de mécaniciens, d’éboueurs, d’agents de sécurité, d’assistante ménagère, etc… ne sont pas délocalisables, le Lean management vise à optimiser la productivité horaire de ces services pour réduire les effectifs et les rendre plus rentable. Ayant montré les liens qui unissent le taux de croissance de la productivité horaire avec la hausse du chômage, il est possible de décrire sa corrélation avec le taux de croissance du PIB. Le graphique ci-dessous montre la corrélation entre le taux de croissance du PIB et de la productivité horaire du travail avec l’évolution des effectifs des entreprises de 1950 à 2013. – Source Insee, Productivités horaires du travail par branche[53]. – Source Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, comptes nationaux, – Source Insee, Le produit intérieur brut et ses composantes en volume aux prix de l’année précédente chaînés[54]. Ce graphique montre qu’il existe un lien entre le taux de croissance du PIB et de la productivité horaire avec la création ou la destruction d’emplois. Lorsque le taux de croissance du PIB est inférieur à celui de la productivité horaire, le surplus d’activité ne parvient pas à compenser les destructions d’emplois provoquées par les gains de productivité. Le surplus d’activité étant insuffisant, les effectifs des entreprises diminuent, ce qui se traduit par une hausse du chômage. De 1957 à 1959, tandis que l’écart entre le taux de croissance du PIB et celui de la productivité était de moins 1,5 %, les effectifs ont diminué de 156 000 salariés. De 1982 à 1985, tandis que l’écart était de moins 4,7 %, les effectifs ont diminué de 198 000 salariés, soit une hausse du taux de chômage de 1,9 point. De 1991 à 1993, l’écart étant de moins 2,9 %, les effectifs ont diminué de 395 000 salariés, soit une hausse du taux de chômage de 1,8 point. La dernière plus forte baisse d’effectifs est consécutive à la crise de 2008. De 2008 à 2009, l’écart étant de moins 3,3 %, les effectifs ont diminué de 309 000 salariés, soit une hausse du taux de chômage de 1,6 point. Ces exemples montrent que le taux de chômage augmente lorsque le taux de croissance des gains de productivité est supérieur à celui du PIB. À l’inverse, lorsque le taux de croissance du PIB est supérieur à celui de la productivité horaire, les effectifs des entreprises augmentent, ce qui se traduit par une baisse du chômage. De 1949 à 1968, tandis que le taux de croissance du PIB progressait de 164 %, celui de la productivité horaire augmentait de 165 %. L’écart étant de 1 point en faveur de la productivité, le taux de chômage de 1968 était seulement de 2,5 %. Entre 1986 et 1991, comme l’écart était de 5,8 points, les effectifs ont augmenté de 1,1 million, ce qui s’est traduit par une baisse du taux de chômage de 0,2 point. De 1994 à 2002, l’écart étant de 1,9 point, les effectifs ont augmenté de 2,4 millions, soit une baisse du taux de chômage de 2,7 points. L’écart étant seulement de 1,9 point, ce n’est pas le taux de croissance du PIB, mais la réduction du temps de travail, autorisée par la loi sur les 35 heures, qui a favorisé la hausse des effectifs. De 2004 à 2008, l’écart étant de 3,2 points, les effectifs ont augmenté de 908 000 salariés, soit une baisse du taux de chômage de 1,3 point. Ces exemples montrent que le taux de chômage diminue lorsque le taux de croissance du PIB est supérieur à celui de la productivité horaire ou que la réduction du temps de travail absorbe les gains de productivité. La hausse du chômage étant corrélée à la productivité horaire, pour créer des emplois, il est donc nécessaire de relancer la croissance du PIB ou de réduire le temps de travail. Afin d’appréhender ces mécanismes, je propose d’étudier les enjeux du partage des surplus d’heures de travail et des bénéfices générés par les gains de productivité. Les enjeux du partage des bénéfices générés par les gains de productivité. Pour comprendre les liens qui unissent la relance de la croissance du PIB ou la réduction du temps de travail avec la création d’emplois, il est nécessaire d’aborder le partage des surplus d’heures de travail et des bénéfices générés par les gains de productivité. Le schéma ci-dessous présente le partage des bénéfices générés par les gains de productivité. Pour comprendre ce schéma, je propose de reprendre l’exemple de l’usine Alpha. Tandis qu’en 1950, elle produisait 10 voitures avec 40 salariés et 100 heures de travail, en 2013, elle en produisait 100 avec 20 salariés et 50 heures. Ayant besoin de 2 fois moins de temps et de salariés pour en produire 10 fois plus, elle génère d’importants gains de productivité. En permettant à l’entreprise de réduire ses coûts de production, ces gains lui permettent d’augmenter ses excédents bruts d’exploitation EBE ou bénéfices. Ayant besoin de moins d’heures de travail, elle se retrouve avec un surplus d’heures. Même si l’entreprise a besoin de moins d’heures, elle doit quand même rémunérer celles dont elle n’a plus besoin. Puisqu’avoir un surplus d’heures de travail équivaut à avoir un surplus de charges salariales, pour les diminuer, la direction de l’usine a le choix entre deux solutions réduire les effectifs ou réduire le temps de travail. La direction de l’usine peut décider de réduire le temps de travail en répartissant les surplus d’heures de travail et de charges salariales entre tous les salariés. Comme les salariés travailleront moins, à taux horaire constant, ils gagneront moins. Afin de compenser cette perte de revenu, la direction peut utiliser une partie de la valeur ajoutée générée par les gains de productivité pour augmenter les salaires ou, plutôt, le taux horaire du travail. Cette solution se traduit par une baisse des profits et des dividendes. Ne nécessitant pas un surplus d’activité pour créer des emplois, ce choix évite d’augmenter les rejets de CO2, le gaspillage de matières premières et l’épuisement des ressources naturelles. La réduction du temps de travail apparaît donc comme une solution envisageable pour créer des emplois sans aggraver les processus écologiques et climatiques. La direction de l’usine peut décider de supprimer les surplus d’heures de travail et de charges salariales en réduisant les effectifs. En diminuant ses charges salariales, l’entreprise augmente ses bénéfices. Les bénéfices générés par les gains de productivité et les licenciements peuvent servir à une hausse des salaires, des impôts, des investissements ou à une baisse des prix. Ils peuvent également servir à une hausse des dividendes ou des placements financiers. Pour créer des emplois, ces bénéfices doivent provoquer un surplus d’activité capable de soutenir un taux de croissance du PIB supérieur aux gains de productivité. En m’appuyant sur les données de l’Insee, je vais à présent montrer comment la redistribution des bénéfices peut provoquer la hausse du chômage ou la création d’emplois. Partage en faveur des salariés ou des actionnaires. Les bénéfices peuvent être redistribués en faveur des salariés une hausse des salaires, des cotisations patronales retraite, assurance maladie, allocation familiale ou des avantages sociaux congés payés, RTT, etc… ou des actionnaires fonds de pension, banques et investisseurs privés sous la forme de dividendes. Le graphique ci-dessous présente le partage de la valeur ajoutée en faveur des salariés ou des actionnaires de 1950 à 2013. – Source Insee, Compte des sociétés non financières S11[55]. De 1949 à 1982, en passant de 3,4 à 206 milliards €, la valeur ajoutée redistribuée aux salariés sous la forme d’une rémunération salaires bruts et cotisations patronales a été multipliée par 65,8. En passant de 0,3 à 11,7 milliards €, celle versée aux actionnaires sous la forme de dividendes a été multipliée par 45,4. Tandis que la part versée aux salariés passait de 68,3 % à 73,4 %, soit une hausse de 5,1 points, celle versée aux actionnaires passait de 6,2 % à 4,2 %, soit une baisse de 2 points. Les surplus d’activités générés par ces 69,2 points d’écart ont soutenu la croissance du PIB et créent des emplois. Jusqu’en 1981, le taux de chômage était inférieur à 6 %. À partir du milieu des années 80, les actionnaires ont exigé un taux de rentabilité de 15 %. Pour obtenir ce rendement, les entreprises ont bloqué les salaires, réduit les effectifs, fermé des unités de production et délocalisé. De 1983 à 2013, en passant de 226 à 712 milliards €, la valeur ajoutée versée aux salariés était multipliée par 3,2. En passant de 14 à 160 milliards €, celle versée aux actionnaires était multipliée par 11,3. Tandis que la part versée aux salariés passait de 73,1 % à 66,3 %, soit une baisse de 5,8 points, celle versée aux actionnaires passait de 4,6 % à 14,9 %, soit une hausse de 10,3 points. En 2008, avant la crise des SUBPRIMES, la part versée aux actionnaires était de 21,8 %, soit une hausse de 17,2 points par rapport à 1983, et celle versée aux salariés était de 63,6 %, soit une baisse de 9,5 points. En passant de 69,2 à 51,4 points, l’écart de la redistribution de 17,8 points en faveur des actionnaires a occasionné une perte de pouvoir d’achat des ménages. La finalité d’une entreprise n’est pas de créer des emplois, mais de pérenniser son activité et de générer toujours plus de profits pour ses dirigeants et ses actionnaires. Les actionnaires étant pour l’essentiel des fonds de pension, des banques et des investisseurs privés, les dividendes qu’ils perçoivent sont à nouveau placés sur les marchés financiers. Étant donné que, les bénéfices générés par l’activité économique réelle les gains de productivité, les fusions d’entreprises, les licenciements, les fermetures de site de production, les délocalisations, etc…, ne contribuent pas à augmenter la consommation, ils ne servent pas à relancer la croissance du PIB et, donc, à créer des emplois. En provoquant la stagnation des salaires, la redistribution en faveur des actionnaires a provoqué une baisse du pouvoir d’achat des ménages, et, donc de la consommation. Comme elle ne parvient pas à compenser la hausse des gains de productivité, le ralentissement de la croissance du PIB contribue à la stagnation de la création d’emploi et, donc, à la hausse du taux de chômage, qui fluctue désormais autour de 9 %. Les bénéfices peuvent également servir à l’investissement ou être placés sur les marchés financiers. Partage en faveur de l’investissement ou des placements financiers. Les bénéfices peuvent être, d’une part, investis dans la recherche et le développement R&D, l’outil de production et la formation, et, d’autre part, placé sur les marchés financiers. Le graphique ci-dessous présente les investissements et les profits financiers des sociétés non financières. – Source Insee, Compte des sociétés non financières S11, – Source Insee, Principaux ratios des comptes des sociétés non financières S11 et des entreprises individuelles non financières S14AA[56]. De 1949 à 2013, tandis que la part des investissements passait de 29 % à 22,6 %, soit une baisse de 6,4 points, celle des revenus financiers D42 revenus distribués des sociétés versés aux sociétés non financières passait de 6,1 % à 19,5 %, soit une hausse de 13,4 points. De 1949 à 1982, comme la part des profits financiers fluctuait entre 4,6 % et 8,8 %, ils correspondaient à des opportunités de placement de la trésorerie. De 1983 à 2008, juste avant la crise des SUBPRIMES, cette part est passée de 8,2 % à 27 %. L’écart de 18,8 points montre que des entreprises, dont le cœur de métier n’est pas la finance, placent de plus en plus de capitaux sur les marchés financiers au détriment de l’investissement. La baisse des investissements au profit des placements financiers à des répercussions sur la création d’emplois. Dans un système de marché concurrentiel, pour pérenniser son activité une entreprise doit être plus compétitive et innovante que ses concurrentes. La mission de la R&D est de générer des innovations et des brevets dont la finalité est de créer de nouveaux produits. En commercialisant un nouveau produit, l’entreprise s’octroie un monopole temporaire et un avantage compétitif qui lui permettent de conquérir des parts de marché en augmentant ses prix, sa marge bénéficiaire et donc, ses bénéfices. En prenant le risque de développer et de commercialiser l’iPhone, Appel a bénéficié d’un avantage compétitif qui lui a permis de les vendre avec une marge relativement élevée. Les profits générés par l’iPhone lui ont permis d’investir dans la R&D, de créer des emplois, d’augmenter les salaires et de distribuer des dividendes à ses actionnaires. Puisque l’investissement favorise le développement d’une entreprise, pourquoi choisirait-elle les placements financiers ? Une innovation génère des bénéfices si elle se vend et permet de créer un nouveau marché. Si elle ne se vend pas, l’investissement représente un coût et donc, une perte pour l’entreprise. L’offre de biens et de services marchands étant saturée, le choix d’un investissement est une prise de décision de plus en plus risquée qui engage l’avenir d’une entreprise. Chaque année, 90 % des nouveaux produits proposés aux consommateurs européens sont des échecs commerciaux[57]. Étant donné que seuls 10 % des innovations génèrent des bénéfices, malgré leurs coûts élevés, le retour sur investissement n’est jamais garanti. Le succès de l’iPhone masque l’échec de milliers d’innovations, telles que la Google Glass, dont la conception et la commercialisation ont nécessité d’importants investissements. Le taux d’échec d’une innovation étant élevé, un investissement apparaît donc plus risqué qu’un placement financier. L’accroissement des placements financiers par des sociétés non financières menace la stabilité de l’économie réelle. Depuis le milieu des années 80, les actionnaires exigent un taux de rentabilité de 15 %. Si un placement de 100 € rapporte 15 € et qu’un investissement de 100 € rapporte 5 €, d’un point de vue purement financier, il apparaît plus rentable et moins risqué » d’investir sur les marchés financiers. Afin d’obtenir des taux de rendement plus élevés, les directeurs financiers favorisent des placements sur des produits dérivés CDO, titrisation, etc… de plus en plus spéculatifs, virtuels et risqués. Lorsqu’un krach boursier se produit 1987, 2001, 2008, etc…, les bénéfices générés par les gains de productivité, les licenciements et le blocage des salariales sont absorbés par l’effondrement du cours des actions et des titres. Le krach de 2008 a englouti la trésorerie d’entreprises qui aurait pu être investie dans la recherche et l’outil de production. N’ayant plus de trésorerie, les entreprises n’innovent plus, ne développent plus de nouveaux produits et donc, ne sont plus compétitives. N’étant plus compétitives, elles perdent des parts de marchés, ce qui se traduit par une baisse de l’activité et des bénéfices. Pour compenser ses pertes et rétablir sa trésorerie, l’entreprise est obligée de licencier du personnel et de fermer des sites de production. Ce qui se traduit par une hausse du chômage. Puisque l’investissement est l’une des conditions de la création d’emplois, les entreprises qui placent leurs bénéfices sur les marchés financiers contribuent à la hausse du chômage. Même si les gains de productivité apparaissent comme la principale cause de la hausse du chômage, se sont les dirigeants des entreprises ou les assemblées générales des actionnaires AG, qui prennent la décision de réduire les effectifs ou le temps de travail. S’ils décident de réduire les effectifs, le choix du partage des bénéfices générés par la productivité, les licenciements et la baisse des charges salariales a également un impact sur la création d’emploi. En effet, s’ils décident de les redistribuer sous la forme d’une baisse des prix ou d’une hausse des impôts, des salaires ou des investissements, ils contribueront à générer un surplus d’activité qui permettra de créer des emplois. Par contre, si, par cupidité, ils décident d’augmenter les dividendes ou les placements sur les marchés financiers, ils risquent de provoquer une stagnation de l’activité économique et donc, de favoriser la hausse du chômage. La hausse du chômage n’est donc pas due aux gains de productivité, mais aux choix des dirigeants des entreprises ou des AG des actionnaires. En favorisant l’investissement, les entreprises peuvent également contribuer à l’émergence de nouvelles branches d’activités et donc, à la création de nouveaux gisements d’emploi. Favoriser l’émergence de nouvelles branches d’activités. Le progrès technique et l’organisation du travail favorisent le déversement de la main-d’œuvre d’une branche d’activité vers une autre. Le graphique ci-dessous présente le déversement de la main-d’œuvre des secteurs primaires agriculture et secondaires industrie et construction vers le secteur tertiaire[58] services marchands et non marchands de 1950 à 2010. – Source Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, De 1950 à 2010, grâce aux déversements de la main-d’œuvre, les effectifs du secteur primaire sont passés de 28 % à 3 %, ceux du secteur secondaire de 29 % à 19 % et ceux du secteur tertiaire de 42 % à 78 %. En 2010, comme dans de nombreux pays industrialisés, les effectifs du secteur tertiaire de la France étaient les plus importants. Le déversement est un euphémisme qui désigne le processus de destruction/création des emplois. Ce processus est accéléré par la concurrence que se livrent entre elles les entreprises pour conquérir des parts de marché. Les emplois détruits par le progrès technique et l’organisation du travail ont permis de libérer la main-d’œuvre nécessaire au développement des services marchands et non marchands. Les emplois à faible valeur ajoutée détruits dans l’agriculture et l’industrie ont été déversés dans les secteurs d’activités à plus forte valeur ajoutée commerce, réparation, restauration, logistique, santé, éducation, informatique, juridique, etc.. Exigeant de nouvelles compétences et un niveau de qualification plus élevé, ces nouveaux métiers n’ont pas permis à tous les salariés qui ont perdu leur emploi dans l’agriculture et l’industrie d’en retrouver. Le progrès technique, l’organisation du travail, les restructurations, les délocalisations, les innovations, les TIC et Internet ne cessent de générer des gains de productivité, de transformer les métiers et d’accélérer le processus de destruction/création des emplois. En s’informatisant, les services comptable ont permis de remplacer des secrétaires comptables par un comptable qui fournit plus de travail en moins de temps. Les emplois peu qualifiés et à faible valeur ajoutée de secrétaires ont été, en partie, remplacés par des emplois très qualifiés et à haute valeur ajoutée d’ingénieurs en informatique qui développent des logiciels de comptabilité. À terme se sont les métiers de comptable et d’expert-comptable qui risquent d’être détruit par l’automatisation et des algorithmes. En permettant la vente à distance, l’automatisation des tâches et le payement en ligne, le e-commerce remplace des emplois de vendeurs, d’employés libre-service et de caissières par des préparateurs de commandes. Pouvant être créés à l’étranger, le développement et la gestion d’un site de e-commerce risquent également de provoquer la délocalisation d’emplois d’informaticiens et de développeurs dans des pays où le coût de la main-d’œuvre qualifiée est moins élevé qu’en France, tels que l’Inde. L’université d’Oxford, le Massachusetts Institute of Technology ou l’Institut Bruegel envisagent l’automatisation de 50 % des métiers à l’horizon 2025-2035[59]. L’automatisation, qui comprend les robots, l’intelligence artificielle et les algorithmes, supprimera des métiers qualifiés et très qualifiés à faible et à haute valeur ajoutée. Les métiers qui nécessitent un niveau moyen de qualification employé de banque, comptable, conducteur de train, chauffeur de camion, etc. ne seront pas les seuls à être menacés. En effet, des métiers très qualifiés experts comptables, traders, journalistes, médecins, avocats, etc… seront également concernés par l’automatisation. Des traders sont progressivement remplacés par des algorithmes qui prennent des décisions à la nanoseconde. En réduisant le nombre d’heures de travail nécessaire pour traiter un dossier, l’automatisation va détruire de nombreux emplois d’avocats. Là où il fallait mobiliser un nombre important d’heures de travail pour analyser un dossier, rechercher de la documentation et les jurisprudences, avec l’aide de bandes de données et d’algorithmes, il ne faudra plus qu’une poignée d’avocats. Comme il faudra toujours plaider, le métier d’avocat ne disparaîtra pas, mais il en faudra moins. Étant donné que, pour le moment, les ordinateurs et les robots n’ont pas d’imaginations et d’émotions et donc de créativité, seuls les métiers innovants et créatifs, de chercheurs, de concepteurs d’algorithmes, d’artistes, d’acteurs de théâtre, d’artisan, de sportifs, etc…, ne disparaîtront pas. Puisque les entreprises auront besoin de moins de temps de travail et donc, de salariés pour produire autant, voire plus de biens et de services, le progrès technique apparaît à la fois comme une menace pour l’emploi et l’opportunité d’une transformation sociale. Afin d’éviter qu’une part croissante de la population se retrouve sans emploi, sans utilité sociale et sans raison d’être, il apparaît nécessaire de favoriser l’émergence d’une nouvelle branche d’activités à caractère non économique dont le but serait le développement et l’émancipation de chaque individu. En proposant un nouveau sens à la vie, cette nouvelle branche permettrait d’éviter l’effondrement social que provoqueront le progrès technique, l’organisation du travail, l’automatisation et les délocalisations. Cette étude met en évidence que pour en finir avec le chômage, les gouvernements de la France et des pays industrialisés ont le choix entre deux solutions relancer la croissance du PIB ou réduire le temps de travail. Le choix entre l’une ou l’autre de ces solutions n’est pas un choix économique, mais un choix de société dont dépend la survie et l’avenir de l’humanité. Jean-Christophe Giuliani Cet article est extrait de l’ouvrage En finir avec le chômage un choix de société ! ». Ce livre permet d’appréhender les enjeux du choix entre la relance de la croissance du PIB ou de la réduction du temps de travail. Vous pouvez le commander au Furet du Nord, à la FNAC et dans toutes les librairies, ainsi que sur les sites du Furet du Nord, de la FNAC et d’autres librairies en ligne sous un format ePub ou Papier. Pour accéder aux pages suivantes – Combien y a-t-il de chômeur ? – La croissance du PIB peut-elle supprimer le chômage ? – La réduction du temps de travail peut-elle supprimer le chômage ? – Combien d’heures devrions-nous travailler pour supprimer le chômage ? – La réduction du temps de travail un choix de société ! [1] Insee, la mesure du chômage par l’INSEE, n°4, septembre 2012, [En ligne] consulté le 14 mars 2015 [2] Insee, T302 – Chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT, par sexe et tranche d’âge quinquennal et regroupé, en moyenne annuelle – 1975-2015 [En ligne], consulté le 17 février 2017 [3] DARES, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par pôle emploi en décembre 2013, janvier 2014, n°006. [4] Capul Jean-Yves et Garnier Olivier, Dictionnaire d’économie et de sciences sociales, Paris, Hatier, 1999, page 321 [5] Insee, Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, [En ligne], consulté le 17 février 2017 [6] Insee, Population par sexe et groupes d’âges depuis 1946, [En ligne], consulté le 17 février 2017 [7] Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Repères & références statistique, Évolution des effectifs d’élèves, d’étudiants et d’apprentis, [En ligne], consulté le 17 février 2017, [8] Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, [En ligne], consulté le 17 février 2017 [9] Insee, Population moyenne en appliquant à la population des départements et des régions, le taux de variation de l’ensemble de la population de la France entière France métropolitaine+Dom qui est connu. La population moyenne est la moyenne arithmétique des effectifs de la population au 1er janvier de l’année en cours et de celle du 1er janvier de l’année suivante. Comme l’INSEE calcul le PIB et le PIB par habitant de la France à partir de la population moyenne, par souci d’homogénéité, nous utiliserons les mêmes données pour calculer le taux de chômage. [10] Légifrance, Ordonnance n°82-270 du 26 mars 1982 relative à l’abaissement de l’age de la retraite des assurés du régime général et du régime des assurances sociales agricoles, [En ligne], consulté le 20 octobre 2018, [11] Légifrance, Ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959 portant prolongation de la scolarité obligatoire, [En ligne], consulté le 20 octobre 2018, [12] Dares, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par pôle emploi en décembre 2013, Indicateur de janvier 2014 n°006, [En ligne], consulté le 17 février 2017 [13] Insee, Population par sexe et groupes d’âges depuis 1946, [14] Paugam Serge, Famille et vie conjugale, Précarité et risque d’exclusion en France, Document du CERC, Paris, La Documentation française, 1993, n° 109, d’après l’enquête Situations défavorisées 1986-1987 INSEE. [15] Chauvel Louis, L’uniformité du taux de suicide masculin selon l’age effet de génération ou recomposition du cycle de vie ? », Revue française de sociologie, n°38, 1997. [16] Jin R. L, Shah C. P. et Svoboda T. J, The health impact of unemployment a review of the evidence », Social Science & Medicine, Volume 56, 1995, Pages 973-985. [17] Lagrave Michel, Les difficultés d’évaluation du coût du chômage, Paris, Economica, 1982. [18] Cassan Francine, Toulemen Laurent et Kensey Annie, L’histoire familiale des hommes détenus », Insee Première, n° 706, avril 2000. [19] Lagrave Michel, [20] Dejours Christophe, Souffrance en France banalisation de l’injustice sociale, Paris, Seuil, 1998, page 109. [21] Organisation Internationale du Travail OIT, Stress au travail, un défi collectif, 28 avril 2016, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [22] Sénat, Le mal-être au travail passer du diagnostic à l’action, Rapport d’information n 642 2009-2010 de M Gérard Dériot, Mission d’information sur le mal-être au travail et de la commission des affaires sociales, déposé le 7 juillet 2010, [ [23] Lecadet J, Vidal P, Baris B, Vallier N, Fender P, Allemand H et le groupe Médipath 2000, Médicaments psychotropes consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine. I. Données nationales, 2000, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [24] Yosr Ben Tahar 2014, Analyse du burnout en entrepreneuriat étude empirique sur les dirigeants de PME, [En ligne]. Thèse de Doctorat Economie et gestion. Montpellier Université de Montpellier 1, 367 pages. Disponible sur consulté de 16 octobre 2018 [25] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [26] Professeur Cary L. Cooper, Paula Liukkanen et Dr Susan Cartrwight, stress prevention in the workplace Assessing the costs and benefits to organizations, 1996, Dublin, Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail. [27] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit. [28] Organisation Internationale du Travail OIT, Stress au travail, un défi collectif, 28 avril 2016, Op-Cit. [29] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit. [30] Économie le chômage nuit gravement à la santé, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [31] Archer Jean-Yves 2017, Le coût du chômage de masse pour les finances publiques, Les [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [32] Ibid. [33] Revenu de Solidarité Active RSA, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [34] Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi CICE, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [35] Le Pacte de responsabilité et de solidarité, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [36] Ministère de l’économie et des finances, les chiffres clés, 2013 projet de loi de finance, projet de loi de programmation des finances publiques 2017, [En ligne] consulté le 14 mars 2015, [37] Insee, Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, [38] Bédard Marcel, Les coûts économiques et sociaux du chômage », Bulletin de la recherche appliquée, été-automne 1996. [39] Leclerc Jean-Marc 2010, La délinquance coûte 115 milliards chaque année, Le [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [40] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit. [41] Coldefy Magali, Nestrigue Clément 2013, Question d’économie de la santé, La prise en charge de la dépression dans les établissements de santé, n°191 octobre 2013, [En ligne] consulté le 16 octobre 2018, [42] Nikonoff Jacques, Des chiffres sur le coût du chômage qui font peur », L’Humanité, mardi 3 mars 1998, pages 53. [43] Coe-Rexecode, Les coûts de la main-d’oeuvre dans l’Union européenne au 3ème trimestre 2016, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [44] Le Nouveau record de chômage en zone euro à 11,8 %, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [45] Insee, Volume total d’heures travaillées par branche, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [46] Insee, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, [47] Insee, T306, chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail BIT selon l’ancienne définition, par sexe et âge regroupé, en fin de trimestre, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [48] Keynes John Maynard, Essais de persuasion, Paris, Gallimard, 1933, page 173. [49] Wikipédia, Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, [En ligne] consulté le 28 octobre 2018, [50] Le Lean management est une méthodologie d’organisation du travail qui vise, d’une part, à éliminer les pertes de temps et les tâches sans valeur ajoutée, ainsi qu’à simplifier les processus en vue d’augmenter la fluidité, la flexibilité et l’agilité de l’entreprise, et, d’autre part, à normaliser et à standardiser les processus afin de les rendre plus fiables, stables et prévisibles et de s’assurer de la reproductibilité parfaite » du processus pour tendre vers le zéro défaut et la satisfaction des clients. Son but est d’améliorer la satisfaction des clients et la performance financière de l’entreprise pour répondre aux objectifs stratégiques définis par la Direction Générale. [51] Wikipédia, Kaizen, [En ligne] consulté le 28 octobre 2018, La méthode KAIZEN consiste à optimiser progressivement et au quotidien l’organisation du travail pour réduire les coûts et le temps de travail et améliorer la qualité de la production. [52] Insee, Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l’année précédente chaînés / Volume total d’heures travaillées par branche, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [53] Insee, Productivités horaires du travail par branche, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [54] Insee, Le produit intérieur brut et ses composantes en volume aux prix de l’année précédente chaînés, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [55 Insee, Compte des sociétés non financières S11, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [56] Insee, Principaux ratios des comptes des sociétés non financières S11 et des entreprises individuelles non financières S14AA, [En ligne] consulté le 25 février 2017, [57] Lipovetsky Gilles, Le bonheur paradoxal, Paris, Gallimard, 2006, page 95. [58] Le secteur primaire » correspond aux activités liées à l’extraction des ressources naturelles agriculture, pêche, exploitation forestière et exploitation minière…. Le secteur secondaire » correspond aux activités liées à la transformation des matières premières, qui sont issues du secteur primaire l’industrie du bois, du textile, aéronautique, automobile, pharmaceutique, électronique, le raffinage, la construction, etc…. Le secteur tertiaire » regroupe pour l’essentiel des services conseil, banque, assurance, distribution, communication, informatique, médias, tourisme, immobiliers, services aux particuliers, santé, éducation, servies sociaux, etc…. [59] Pierric Marissal 2015, L’automatisation ne détruit pas le travail mais l’emploi salarié, L’Humanité, [En ligne] consulté le 16 novembre 2018,Cessuperficies brûlées sont représentées ci-dessous symboliquement sous la forme de cercles. Vous pouvez vous déplacer dans la carte pour les comparer à une zone qui vous est familière mardi 12 septembre 2017 Depuis 2010 sont appliquées en Grèce des mesures ressemblant étrangement, sur de nombreux points, aux "lois Travail XXL" qui doivent être prochainement adoptées par ordonnances en France. Sept ans après les premières dispositions, le bilan est inquiétant. employée de la raffinerie d’Elefsina - photo Le 25 mai 2017, tout le monde a entendu parler de l’attentat perpétré, en Grèce, contre Loukás Papadímos, l’ex-banquier reconverti en premier ministre qui, en novembre 2011, avait constitué un gouvernement mêlant les sociaux-démocrates du Pasok, le parti de droite Nouvelle démocratie et un parti d’extrême-droite appelé LAOS. Une autre explosion est passée sous silence elle s’est produite dans l’entreprise Top Gas, à Elefsina à quelques kilomètres d’Athènes, et a grièvement blessé trois salariés. Elle est symbolique des conditions dans lesquelles vivent, au travail, des milliers de Grecs. Ironie de l’Histoire, c’est ce banquier qui a signé l’acte de décès du droit du travail grec. "Réformes" au nom de la "compétitivité" Les cadres du droit du travail ont été détruits progressivement mais tout était déjà en germe dans le texte de 2010 », explique Ellie Varchalama, conseillère juridique à la GSEE, la confédération syndicale du secteur privé. La Grèce risque alors le défaut de paiement. Le gouvernement en place, dirigé par Giorgos Papandreou, signe avec l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international un accord de prêt, en échange de profondes réformes à appliquer dans le pays. Elles comportent des baisses des salaires et des retraites, des hausses fiscales, des coupes dans les dépenses publiques et sociales, des privatisations ou, encore, des réformes du marché du travail. Avec un prétexte améliorer la compétitivité et la productivité hellènes. Mais l’économie plonge dans une récession incessante, à court de liquidités. Deux autres prêts et leur corollaire, deux mémorandums, viendront donc s’ajouter. Ironie du sort, c’est celui paraphé en 2012 par Loukas Papadimos qui va le plus loin dans les "réformes". Il est plus institutionnel que le précédent ; il sape les négociations collectives », analyse Savas Robolis, professeur à l’Université Panteion d’Athènes. Et pour cause, au programme suppression des conventions collectives et primauté́ aux accords d’entreprise qui peuvent même être conclus avec des "associations de personnes" au détriment de la représentation syndicale, abolition des Prud’hommes, fin du financement des syndicats ou encore baisse du salaire minimum, qui passe de 751 euros pour tous à 586 euros bruts, et même 510 euros pour les moins de vingt-cinq ans. En juillet, Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche, Syriza, est contraint de signer à un troisième mémorandum. Le système de retraite par répartition devient par capitalisation, la pension minimale est fixée à 386 euros bruts seuil de pauvreté. Même le droit de grève est menacé. Précarité et insécurité du travail LIRE LA SUITE EnFrance, le collectif Roosevelt 2012 arguant d'une productivité 23 % supérieure en France par rapport à la moyenne de la zone euro [29] et d'une productivité horaire multipliée par 2,7 depuis 1970 [30] propose une baisse sensible du temps de travail [31]. Pierre Larrouturou, un des initiateurs du collectif, milite activement pour la semaine de 4 jours (ou 32 heures) [32]. Sur la International Grèce Après le report de leur procès à Lesbos, 24 humanitaires accusés d’ espionnage » et d’aide à l’immigration illégale » restent suspendus à une procédure interminable. Article réservé aux abonnés Sauver des vies n’est pas un crime », mort des valeurs européennes ». Devant le tribunal de l’île grecque de Lesbos, des dizaines de militants des droits de l’homme tenant des pancartes ont suivi avec angoisse l’ouverture du procès, jeudi 18 novembre, de 24 humanitaires ayant participé à des opérations de sauvetage de migrants en mer Egée. Jugés entre autres pour espionnage » et aide à l’immigration illégale », les activistes risquent de huit à vingt-cinq ans de prison pour les faits les plus graves participation à un réseau criminel » de passeurs, blanchiment d’argent » qui sont encore au stade de l’instruction trois ans après le début de la procédure. La condamnation pour les délits mineurs devra aussi attendre, le tribunal de Lesbos ayant décidé de renvoyer le jugement en cour d’appel sans donner de date de reprise, en raison de vices de procédure divers une page manquante dans le rapport de police, pas de traduction des documents, présence d’un avocat parmi les accusés…. Sean Binder, citoyen irlandais d’origine allemande, est en colère devant les journalistes, interdits d’entrer dans la cour de justice Nous allons devoir encore attendre des mois pour que justice soit faite et entre-temps la criminalisation des humanitaires continue. » Lire aussi Article réservé à nos abonnés La Grèce pointée du doigt pour des refoulements cachés de migrants Entre 2016 et 2018, l’étudiant en droit de 27 ans fait partie de ces jeunes, venus des quatre coins de l’Europe pour prêter main-forte aux réfugiés sur les îles grecques, émus par les images de la crise migratoire de 2015. Parmi les 24 prévenus figurent également Sarah Mardini, une réfugiée syrienne qui avait débarqué en 2015 à Lesbos. Pendant plus de trois heures, elle a tiré avec sa sœur, Yusra, l’embarcation de 18 passagers dans laquelle elles se trouvaient jusqu’au rivage grec pour éviter un naufrage. Yusra participera aux Jeux olympiques de 2016 et 2020 avec l’équipe de natation des réfugiés. En 2016, Sarah, qui a obtenu son asile en Allemagne, décide de revenir à Lesbos et d’aider les migrants avec l’ONG Emergency Response Center International ERCI. L’histoire a même inspiré Netflix, qui compte sortir une fiction en 2022 sur les deux nageuses héroïques. Une tentative d’intimidation Mais, en août 2018, alors que Sarah doit s’envoler pour Berlin afin de reprendre ses études au Bard College, elle est arrêtée par la police grecque et transférée à la prison de haute sécurité de Korydallos, près d’Athènes. Quelques heures plus tard, ce sera au tour de Sean d’être détenu dans la prison de l’île de Chios, dans une cellule minuscule surpeuplée. Selon un rapport de police de 86 pages, ils sont accusés notamment d’ espionnage », d’avoir écouté les radios des gardes-côtes grecs et de l’agence européenne de contrôle des frontières Frontex, d’avoir communiqué par WhatsApp avec des réfugiés pour leur faciliter le passage de la Turquie vers la Grèce, d’avoir utilisé de fausses plaques d’immatriculation militaires pour accéder à des zones réservées à l’armée… Libérés sous caution au bout de trois mois, les deux bénévoles affirment avoir été profondément traumatisés Sarah raconte avoir arrêté l’université et souffrir d’anxiété, Sean dit être terrifié » à l’idée de retourner en prison. Sarah n’a pas pu assister à son procès en raison d’une interdiction judiciaire de retourner en Grèce. Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Cetété je (ne pas voyager) vers l'Europe centrale, car mes copines et moi, nous (visiter) la Grèce. C'est un pays qui (accueillir) beaucoup de touristes par rapport à l'année dernière puisque les médias projettent quotidiennement ses beautés. Tout d'abord, nous (apporter) un guide touristique avec nous et notre maillot de bain, bien-sûr! Le matin, nous (se baigner) dans la merimprimer Facebook Twitter Depuis le 1er août 2022, la France n’est plus en état d’urgence sanitaire suite au projet de loi adopté définitivement par le Parlement français qui met explicitement fin aux mesures d’exception appliquées en France contre le Covid-19. La France a levé toutes les restrictions d’entrée sur son territoire depuis le 1er août 2022. Depuis le 1er août 2022, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières françaises est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19 loi n° 2022-1089 du 30 juillet 2022. Pour entrer en France depuis la Grèce Les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance ; plus aucune justification de voyage le motif impérieux » ne peut être exigée ; les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national. Il en va de même pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins. Dans tous les cas les restrictions habituelles de voyage s’appliquent visa, durée de séjour, etc. Retrouvez toutes les informations en ligne 1. sur le site du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères en français lien externe - article en cours de mise à jour en anglais lien externe - article en cours de mise à jour 2. sur le site du ministère de l’Intérieur en français lien externe ; en anglais lien externe. Quelles sont les mesures observées en France ? France Déplacements, activités, port du masque ... La présentation du pass vaccinal » et le port obligatoire du masque en intérieur sont suspendus depuis le 14 mars 2022 lieux de loisirs et de culture, activités de restauration commerciales, foires et salons professionnels.... De même le passe sanitaire n’est plus en vigueur à compter du 1er aout 2022. Le port du masque n’est pas obligatoire notamment dans les transports en commun, comme le métro, le bus, le train, l’avion et les taxis mais il est fortement recommandé dans les lieux clos, dont les transports, dans les grands rassemblements, dans les établissements hospitaliers et pour les personnes âgées. Retrouvez l’ensemble des consignes en ligne sur le site du gouvernement en français site externe en anglais site externe J’ai des questions - je veux envoyer un message électronique En raison du nombre très élevé de courriels que nous recevons concernant les déplacements entre la France et la Grèce, nos services ne sont pas en mesure d’apporter une réponse personnalisée à tous les messages. Vous voudrez bien réserver vos éventuelles demandes d’information aux seules questions qui n’ont pas déjà de réponse dans ces articles. Pour les autres provenances, veuillez vous adresser aux ambassades ou services consulaires des pays en question. COVID - Pour toutes les demandes concernant les conditions de voyage en Grèce et/ ou les mesures sanitaires appliquées localement, veuillez consulter notre page internet dédiée Mesures contre la Covid-19 en Grèce – ce qu’il faut savoir » lien interne Nous vous remercions pour votre compréhension. Nous répondrons à vos demandes dans les meilleurs délais, dès réouverture de nos bureaux du lundi au vendredi. Envoyer votre message dernière modification le 02/08/2022 haut de la page
Quelles sont les différences culturelles entre la Roumanie et la France ? Il en existe beaucoup, et on va t’en répertorier quelques unes ici ! Différences culturelles entre la Roumanie et la France la religion En France, il existe un rapport faible à la religion. En tout cas, les églises se vident, le carême tout le monde s’en balance, beaucoup de musulmans ne se privent plus de boire d’alcool ; la religion, peu importe laquelle, est largement empreinte de laïcité. En Roumanie, c’est très différent les gens se signent dès qu’ils passent devant une église. La religion chrétienne est très largement suivie, et prend une place importante dans la vie quotidienne les fêtes religieuses sont suivies, les églises très fréquentées. Différences culturelles entre la Roumanie et la France le rapport à l’argent Les français sont assez proches de leurs sous ; particulièrement les auvergnats ? Nooon *hum*. Les roumains beaucoup moins ils sont bien moins aisés, mais par exemple, pour les fêtes et anniversaire, c’est eux celui dont l’anniversaire a lieu qui paie pour la famille, les amis et aussi les collègues ! Au restaurant, chez le coiffeur ou en taxi, c’est pareil les roumains donnent des pourboires à tout le monde, et c’est très important de le faire si vous voulez éviter de vous faire embêter, insulter ou simplement si vous voulez éviter de continuer à perpétuer notre réputation française de radinerie. Différences culturelles entre la Roumanie et la France l’éducation En France, tu sors pas tard quand tu es enfant ou ado. En Roumanie c’est plus comme les autres pays latins les gamins jouent tard dans la rue, ou à regarder un film à la télévision. Les adolescents n’ont pas vraiment d’heure limite de sortie, c’est eux qui décident si leur état de fatigue est élevé ou non ; c’est à eux de gérer leur temps de repose pour être en forme. L’éducation est plus basée sur le besoin de l’enfant et sa propre connaissance des besoins que sur celle des parents, comme en France, qui savent à la place de l’enfant. Donc, si tu vois des jeunes tard dans la rue en Roumanie, c’est normal ! pour un stage en Roumanie ? GO ! L’équipe te trouve le meilleur de stages en Europe pour te faire gagner des skills !
Revazionorganise votre mariage en Grèce pour votre plus grand bonheur : les Cyclades avec Mykonos, Santorin, la Crète, L’ile de Rhodes ! Spécialistes de la Grèce depuis des années, nous saurons vous accompagner pour organiser votre mariage en Grèce, se marier en Grèce est un rêve accessible à tous et nous nous occupons de tout Au lendemain de la violente répression qui a touché une vingtaine de journalistes qui couvraient des manifestations contre le président Saïed, Reporters sans frontières RSF publie Journalisme en Tunisie l’heure de vérité, un rapport qui met le doigt sur le risque de dilution des acquis de la révolution tunisienne. Dans son rapport Journalisme en Tunisie l'heure de vérité publié à Tunis le 19 janvier 2022, RSF tire un signal d’alarme le journalisme en Tunisie est à un tournant de son histoire. La trop lente transformation du secteur médiatique tunisien depuis dix ans et les évolutions politiques récentes menacent la liberté de la presse, qui fut pourtant le premier acquis de la révolution tunisienne il y a 11 ans. Il y a clairement péril en la demeure, comme l’actualité récente en atteste. LIRE LE RAPPORT Dans ce document d’une trentaine de pages, illustré par le caricaturiste tunisien Omrane, RSF examine les relations ambiguës qu’entretient le président Saïed avec les médias et les journalistes depuis son arrivée au pouvoir. Son coup de force du 25 juillet 2021 s'est accompagné d'une augmentation des exactions commises à l'encontre de la presse. Les scènes de violence lors des manifestations du 14 janvier, qui n’avaient pas été vues dans la capitale depuis le départ du pouvoir du président Ben Ali en 2011, n’ont fait que confirmer les inquiétudes quant au réel engagement du chef de l’Etat en faveur de la liberté de la presse. “Nous sommes extrêmement inquiets de ce virage autoritaire qui impacte directement la presse tunisienne, déclare le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Outre le fait qu’elle est l'acquis immédiat de la révolution, une presse libre et indépendante est indissociable de l’avenir de la démocratie tunisienne. Nous appelons le président de la République Kais Saïed à s’engager résolument à préserver et à respecter les garanties constitutionnelles et les engagements internationaux de la Tunisie en faveur de la liberté de la presse et de l’information. ” Le rapport évoque aussi les relations troubles entre les médias, le monde politique et celui des affaires qui entravent la mise en œuvre de réformes nécessaires pour garantir et consolider l’indépendance du secteur de la presse. L’incomplète transformation du secteur médiatique en Tunisie n’a toujours pas permis d’assurer un minimum de protection aux journalistes qui restent vulnérables aux pressions. Le besoin de réforme légale est un des points qui figurent dans l’appel lancé aux autorités et les recommandations faites aux journalistes en conclusion du rapport et dans le but de renforcer une liberté de la presse fragilisée et menacée. La Tunisie se classe 73e sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2021. Publié le Mise à jour le Maghreb - Moyen-OrientTunisieDésinformation et propagandeViolences contre les journalistesCadre légal et justiceIndépendance et pluralismeRapportAgressionsMenaces et pressionsImpunitéInternet| Ψуглէ феρосиዩυ | ጸмኄչеմስሜօ рсըрըжι снуце | Σоцо α | Слοլи геኬሀвጎ ኝቡոሚቄ |
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Frappée par une troisième vague de chaleur estivale qui remonte et s'intensifie depuis le sud du pays, la France métropolitaine est désormais entièrement frappée par la sécheresse, après le passage de Paris et sa petite couronne sous "vigilance", conséquence d'un mois de juillet le plus sec jamais préfecture d'Ile-de-France a placé en vigilance "sécheresse" Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, rejoignant ainsi l'ensemble des autres départements métropolitains, déjà sécheresse qui s'aggrave alors que l'Hexagone voit arriver sa troisième vague de chaleur en à peine deux mois, rendant encore plus perceptibles les conséquences du réchauffement climatique."Un épisode de canicule se confirme pour le milieu de semaine, centré sur mercredi et jeudi avec des températures maximales entre 34 à 38 °C et localement 40°C", a indiqué lundi soir conséquence, quatre départements du Sud-Est Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse et les Pyrénées-Orientales restent en vigilance autres départements, au sud d'une ligne allant de la Charente-Maritime jusqu'à l'Alsace, sont en vigilance jaune."Mercredi, un pic de chaleur est attendu avec des températures maximales atteignant le plus souvent 34 à 38 °C, et localement 39 à 40 °C sur le midi toulousain", précise Météo-France, avant que l'axe chaud ne se décale jeudi vers le ce contexte, déjà propice à des feux de forêt inédits, un incendie a ravagé "450 hectares" de maquis sur la commune de Santo-Pietro-di-Tenda en Haute-Corse sans menacer d'habitation, mais était "stable" mardi autre incendie, probablement d'origine criminelle, qui a parcouru depuis dimanche une zone de 300 hectares sur la commune de Mano dans les Landes, était lui "fixé".L'agriculture souffre aussi. La culture du maïs, dont le principal débouché est l'alimentation du bétail, devrait être touchée, les effets cumulés de la sécheresse et du manque d'eau ayant lieu "pendant la pollinisation", période cruciale où le maïs se forme, explique Xavier de Castelbajac, responsable commercialisation céréales chez le groupe coopératif les Pyrénées-Orientales, où les plus hautes températures sont attendues mardi, l’arrosage pourrait être interdit dans les vergers de la vallée du Tech. Baptiste Cribeillet, 32 ans, y exploite 60 hectares de pêches nectarines en agriculture biologique. Pour l’heure, les prélèvements en eau y sont restreints de 50%."On espère qu’ils maintiennent ce niveau. Si on passe à l’étape au-dessus, on ne pourra plus irriguer du tout et les dégâts seraient monstrueux sur les arbres et les récoltes à venir", estime cet arboriculteur basé dans le village de Situation de crise -Cette nouvelle vague de chaleur s'annonce plus brève et moins intense, précise Météo-France, que celle de mi-juillet, lors de laquelle des records absolus avaient été battus dans 64 communes, flirtant voire dépassant les 40°C dans plusieurs ce retour si rapide de fortes chaleurs vient frapper une majeure partie du pays déjà affectée par une sécheresse exceptionnelle et aux conséquences immédiates, notamment sur l'agriculture, le transport fluvial ou les loisirs 9,7 millimètres de précipitations agrégées ont été enregistrés en France métropolitaine le mois dernier, un déficit d'environ 84% par rapport aux normales, presque aussi peu que les 7,8 mm de mars 1961, le record des minima depuis les premiers relevés nationaux en août 1958."Ce fort déficit de précipitation, qui fait suite à un printemps très sec et conjugué avec des fortes chaleurs, contribue à aggraver l'assèchement des sols", met en garde désormais l'ensemble de la France est sous vigilance "sécheresse" avec des restrictions d'eau à différents niveaux, 57 préfectures ont désigné des territoires en état de crise, synonyme d'arrêt des prélèvements non prioritaires "y compris des prélèvements à des fins agricoles"."Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés santé, sécurité civile, eau potable, salubrité", explique le site d'information sécheresse du gouvernement, français de la biodiversité OFB a annoncé avoir procédé à "plus de contrôles des arrêtés sécheresse pris par les préfets" lors d'une opération lancée le 25 juillet. Depuis le printemps, les inspecteurs de l'environnement ont procédé à contrôles dans les départements concernés, avec 15% de non conformité allant "du simple rappel à la loi jusqu’à la contravention de cinquième classe".L’Europe occidentale a fait face en juillet à une sécheresse historique et à deux vagues de chaleur en à peine un mois, au cours desquelles se sont déclenchés des feux de forêt ravageurs comme en Gironde, en Espagne ou en.